Turkish View on Alleged Armenian Genocide

Interview with Abdullah Gül, Minister of Foreign Affairs of Turkey [ Anadolu 1 2 3 4 5 6 7 8 9 .. ]



Interview with Abdullah Gül, Minister of Foreign Affairs of Turkey [ Anadolu 1 2 3 4 5 6 7 8 9 .. ]


à l'ordre du jour ce débat à chaque plate-forme et exigeons qu'ils nous rendent des explications sur leur décision. Le génocide constitue le crime le plus lourd conçu contre l'humanité. Aucun pays se basant sur des données historiques erronées et pour des intérêts politiques stériles n'a le droit d'incriminer d’un tel crime le peuple turc.    Quelle est la situation actuelle des relations Turquie-Arménie ?
     La Turquie envisage de créer une zone de prospérité et de coopération  de sa  région avoisinante et possède la ferme volonté de régler les conflits actuels avec ses voisins  dans cette optique. Nous constatons que notre politique donne déjà ses fruits.     Malgré que nous soyons parmi les premiers pays ayant reconnu l'Arménie, nous n'avons pu jusqu'à présent entamer une relation diplomatique avec ce pays pour des raisons qui émanent purement de l'Arménie même.     Dans ce contexte, je voudrais souligner que mon Gouvernement n'est pas contre la normalisation des relations avec l'Arménie. Bien au contraire, nous croyons que la normalisation de nos relations bilatérales servira à créer une atmosphère de coopération et de stabilité dans la région. Dans ce but nous souhaitons la normalisation par étape de nos relations bilatérales. Nous poursuivons ainsi avec l 'Arménie un dialogue au niveau politique et technique en vue d'éliminer le manque de confiance entre les deux pays.     Mais il va de soi que la normalisation des relations bilatérales avec l'Arménie ne peut se faire sans la volonté de ce pays qu'avec des démarches turques unilatérales. Il est évident que les activités  de l'Arménie visant à exploiter la perspective européenne de la Turquie influencent négativement ce processus.      Pour cette raison, la volonté manifestée par l'Arménie de créer des liens avec la Turquie et ses autres voisins dans le cadre du droit international et du bon voisinage contribuera à la normalisation des relations entre nos deux pays. Lorsque l'Arménie fera un pas constructif, elle sera récompensée par un même pas positif du côté turc.
     Les lignes régulières de vols charters entre Istanbul et Erevan ont commencé. De plus, la ligne Erevan-Antalya pour la période estivale a aussi été ouverte. Les lignes aériennes internationales volant vers l'Arménie utilisent l'espace aérien turc. Aucune restriction n'entrave le transport terrestre entre l'Arménie et les tiers pays transitant par la Turquie.  Environ 40.000 ressortissants arméniens travaillent en Turquie, dont la  majorité dans le secteur des services et de l'artisanat, une grande partie s'étant installée à Istanbul et ses environs  ainsi qu'à l'est de la Mer Noire,  proche de la frontière avec l'Arménie. D'autre part, notre Gouvernement encourage le contact et les activités entre les organisations non gouvernementales des deux pays.ü    Comment interprétez-vous les insinuations de "relâchement" dans les relations Turquie-UE ? Quelle est la dernière situation ?ü    Je constate que dans certains milieux européens une conviction erronée s'est propagée qui ferait croire que la Turquie, depuis le Sommet du 17 décembre 2004, n'aurait pas poursuivi son effort, tout particulièrement dans le cadre de ses réformes, et aurait perdu son enthousiasme. La Turquie a rempli en matière juridique les critères de Copenhague. Ceci a été souligné tant dans le Rapport de Progrès 2004 de la Commission que dans la Déclaration du Sommet où il a été décidé que les négociations avec la Turquie commenceraient le 3 octobre prochain.
     Comme Gouvernement notre priorité est de contrôler l'application des réformes et d’assurer leur enracinement dans tous les domaines. Pour cette raison nous donnons priorité à la prise de conscience de ces réformes par toutes les couches de la population à travers nos membres du Conseil des Ministres, nos bureaucrates,  nos étudiants, des organisations civiles et autres.     En dernier lieu, nous avons chargé le Ministre d'Etat Monsieur Ali Babacan  comme notre  négociateur en chef. Je suis persuadé qu'il réussira à être un bon négociateur grâce à son énergie et dynamisme. Je peux facilement réitérer que nous sommes prêts physiquement  et mentalement à entamer les pourparlers qui débuteront le 3 octobre prochain.ü    A quelle étape se trouve le processus de réformes en Turquie ?ü    Lorsque nous évaluons de près les critères politiques, je constate que nous n'avions aucun problème sur le plan juridique. Dernièrement, le code pénalconstitutes the heaviest crime against humanity. No country based on erroneous historical data and for its sole political interest has the right to indict such a prejudice on the Turkish people.
ü    What is the actual situation of Turkish-Armenian relations?    Turkey envisages to create a zone of prosperity and cooperation on its neighborhood and expresses the firm wish to solve the actual conflict with its neighbors within this context. We note with satisfaction that our policy has already given its tangible results.    Altough we are among the first nations having recognized Armenia we have not been enabled until now to develop diplomatic relations with this country for reasons which are purely emanating from Armenia itself.     In this context, I would like to underline that my Government is not against normalization of  our relations with Armenia. On the contrary, we believe that normalization of our bilateral relations will serve to create an atmosphere of cooperation and stability in our region. With this aim we hope to normalize our bilateral relations step by step. A dialogue at political and technical level in order to eliminate the lack of confidence between our two countries is underway.     But it goes without saying that normalization of bilateral relations with Armenia can not be done without the will of this country, solely by Turkish endeavors. It is evident that the Armenian activities trying to exploit the European perspective of Turkey has a negative influence on this process.     Therefore, the willingness of Armenia to establish relations with Turkey and its other neighbors within the framework of international law and good neighborhood policy will contribute to the normalization of relations between our two countries. When Armenia will make a constructive step towards Turkey this will be reciprocated by a similar positive step from the Turkish side.     Regular charter flights between Istanbul and Erevan have started. Moreover the Erevan-Antalya line for summer vacation period has also been opened. International aviation lines going to Armenia use permanently the Turkish airspace. No restrictions hinder the road transport between Armenia and third countries transiting through Turkey. Close to 40.000 Armenian citizens work in Turkey, the majority of whom are in the sector of services and handcraft;  an important group has been settled in Istanbul and its surrounding as well as the Eastern Black Sea region, close to the border with Armenia. Moreover our Government encourages the contacts and the joint activities between non governmental organizations of our two countries.ü    How would you interpret the allegations of "lassitude" in the EU-Turkey relations? What is the latest situation?    I see that in certain European circles, an erroneous conviction has spread that leads to believe that Turkey after the Summit of 17 December 2004, particularly on reforms, did not persist in her efforts and lost her enthusiasm. Turkey has fulfilled the Copenhagen political criteria from the point of view of legal legislation field. This has been stressed by the Commission's Progress Report of 2004 as well as by the December Summit Declaration which decided to open the adhesion negotiations with Turkey on 3 October 2005.     As the government of Turkey, our priority is to control the application of the reforms and to insure their anchorage in all fields. This is why we give priority to the consciousness-raising of these reforms in all layers of the population via our members of the Council of Ministers, our bureaucrats, our students, the civil organizations and others parties.     Lately, we have nominated our State Minister Mr. Ali Babacan as chief negotiator. I'm persuaded that he will be a successful negotiator thanks to his energy and dynamism. I can easily reaffirm that we are physically and mentally ready to start the negotiations on 3 October.
  At which stage is the reform process in Turkey?    When closely evaluating the political criteria, I find that we did not have any problem in the legal field. Recently the penal code, penal proce