à
l'ordre du jour ce débat à chaque plate-forme et exigeons qu'ils nous
rendent des explications sur leur décision. Le génocide constitue le
crime le plus lourd conçu contre l'humanité. Aucun pays se basant sur
des données historiques erronées et pour des intérêts politiques
stériles n'a le droit d'incriminer d’un tel crime le peuple
turc. Quelle est la situation actuelle des relations
Turquie-Arménie ?
La Turquie envisage de créer une zone de
prospérité et de coopération de sa région avoisinante et
possède la ferme volonté de régler les conflits actuels avec ses
voisins dans cette optique. Nous constatons que notre politique
donne déjà ses fruits. Malgré que nous soyons
parmi les premiers pays ayant reconnu l'Arménie, nous n'avons pu
jusqu'à présent entamer une relation diplomatique avec ce pays pour des
raisons qui émanent purement de l'Arménie même.
Dans ce contexte, je voudrais souligner que mon Gouvernement n'est pas
contre la normalisation des relations avec l'Arménie. Bien au
contraire, nous croyons que la normalisation de nos relations
bilatérales servira à créer une atmosphère de coopération et de
stabilité dans la région. Dans ce but nous souhaitons la normalisation
par étape de nos relations bilatérales. Nous poursuivons ainsi avec l
'Arménie un dialogue au niveau politique et technique en vue d'éliminer
le manque de confiance entre les deux pays.
Mais il va de soi que la normalisation des relations bilatérales avec
l'Arménie ne peut se faire sans la volonté de ce pays qu'avec des
démarches turques unilatérales. Il est évident que les activités
de l'Arménie visant à exploiter la perspective européenne de la Turquie
influencent négativement ce processus. Pour
cette raison, la volonté manifestée par l'Arménie de créer des liens
avec la Turquie et ses autres voisins dans le cadre du droit
international et du bon voisinage contribuera à la normalisation des
relations entre nos deux pays. Lorsque l'Arménie fera un pas
constructif, elle sera récompensée par un même pas positif du côté turc.
Les lignes régulières de vols charters entre
Istanbul et Erevan ont commencé. De plus, la ligne Erevan-Antalya pour
la période estivale a aussi été ouverte. Les lignes aériennes
internationales volant vers l'Arménie utilisent l'espace aérien turc.
Aucune restriction n'entrave le transport terrestre entre l'Arménie et
les tiers pays transitant par la Turquie. Environ 40.000
ressortissants arméniens travaillent en Turquie, dont la majorité
dans le secteur des services et de l'artisanat, une grande partie
s'étant installée à Istanbul et ses environs ainsi qu'à l'est de
la Mer Noire, proche de la frontière avec l'Arménie. D'autre
part, notre Gouvernement encourage le contact et les activités entre
les organisations non gouvernementales des deux
pays.ü Comment interprétez-vous les insinuations de
"relâchement" dans les relations Turquie-UE ? Quelle est la dernière
situation ?ü Je constate que dans certains milieux
européens une conviction erronée s'est propagée qui ferait croire que
la Turquie, depuis le Sommet du 17 décembre 2004, n'aurait pas
poursuivi son effort, tout particulièrement dans le cadre de ses
réformes, et aurait perdu son enthousiasme. La Turquie a rempli en
matière juridique les critères de Copenhague. Ceci a été souligné tant
dans le Rapport de Progrès 2004 de la Commission que dans la
Déclaration du Sommet où il a été décidé que les négociations avec la
Turquie commenceraient le 3 octobre prochain.
Comme Gouvernement notre priorité est de
contrôler l'application des réformes et d’assurer leur enracinement
dans tous les domaines. Pour cette raison nous donnons priorité à la
prise de conscience de ces réformes par toutes les couches de la
population à travers nos membres du Conseil des Ministres, nos
bureaucrates, nos étudiants, des organisations civiles et
autres. En dernier lieu, nous avons chargé le
Ministre d'Etat Monsieur Ali Babacan comme notre
négociateur en chef. Je suis persuadé qu'il réussira à être un bon
négociateur grâce à son énergie et dynamisme. Je peux facilement
réitérer que nous sommes prêts physiquement et mentalement à
entamer les pourparlers qui débuteront le 3 octobre
prochain.ü A quelle étape se trouve le processus de
réformes en Turquie ?ü Lorsque nous évaluons de près
les critères politiques, je constate que nous n'avions aucun problème
sur le plan juridique. Dernièrement, le code pénalconstitutes the
heaviest crime against humanity. No country based on erroneous
historical data and for its sole political interest has the right to
indict such a prejudice on the Turkish people.
ü What is the actual situation of Turkish-Armenian
relations? Turkey envisages to create a zone of
prosperity and cooperation on its neighborhood and expresses the firm
wish to solve the actual conflict with its neighbors within this
context. We note with satisfaction that our policy has already given
its tangible results. Altough we are among the first
nations having recognized Armenia we have not been enabled until now to
develop diplomatic relations with this country for reasons which are
purely emanating from Armenia itself. In this
context, I would like to underline that my Government is not against
normalization of our relations with Armenia. On the contrary, we
believe that normalization of our bilateral relations will serve to
create an atmosphere of cooperation and stability in our region. With
this aim we hope to normalize our bilateral relations step by step. A
dialogue at political and technical level in order to eliminate the
lack of confidence between our two countries is
underway. But it goes without saying that
normalization of bilateral relations with Armenia can not be done
without the will of this country, solely by Turkish endeavors. It is
evident that the Armenian activities trying to exploit the European
perspective of Turkey has a negative influence on this
process. Therefore, the willingness of Armenia
to establish relations with Turkey and its other neighbors within the
framework of international law and good neighborhood policy will
contribute to the normalization of relations between our two countries.
When Armenia will make a constructive step towards Turkey this will be
reciprocated by a similar positive step from the Turkish
side. Regular charter flights between Istanbul
and Erevan have started. Moreover the Erevan-Antalya line for summer
vacation period has also been opened. International aviation lines
going to Armenia use permanently the Turkish airspace. No restrictions
hinder the road transport between Armenia and third countries
transiting through Turkey. Close to 40.000 Armenian citizens work in
Turkey, the majority of whom are in the sector of services and
handcraft; an important group has been settled in Istanbul and
its surrounding as well as the Eastern Black Sea region, close to the
border with Armenia. Moreover our Government encourages the contacts
and the joint activities between non governmental organizations of our
two countries.ü How would you interpret the
allegations of "lassitude" in the EU-Turkey relations? What is the
latest situation? I see that in certain European
circles, an erroneous conviction has spread that leads to believe that
Turkey after the Summit of 17 December 2004, particularly on reforms,
did not persist in her efforts and lost her enthusiasm. Turkey has
fulfilled the Copenhagen political criteria from the point of view of
legal legislation field. This has been stressed by the Commission's
Progress Report of 2004 as well as by the December Summit Declaration
which decided to open the adhesion negotiations with Turkey on 3
October 2005. As the government of Turkey, our
priority is to control the application of the reforms and to insure
their anchorage in all fields. This is why we give priority to the
consciousness-raising of these reforms in all layers of the population
via our members of the Council of Ministers, our bureaucrats, our
students, the civil organizations and others
parties. Lately, we have nominated our State
Minister Mr. Ali Babacan as chief negotiator. I'm persuaded that he
will be a successful negotiator thanks to his energy and dynamism. I
can easily reaffirm that we are physically and mentally ready to start
the negotiations on 3 October.
At which stage is the reform process in
Turkey? When closely evaluating the political
criteria, I find that we did not have any problem in the legal field.
Recently the penal code, penal proce