VICE-PREMIER
MINISTRE ET MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA TURQUIE : DEPUTY
PRIME MINISTER AND MINISTER OF FOREIGN AFFAIRS OF TURKEY : Abdullah
Gül Nous pensons que les positionnements et
attitudes passés de la Turquie ont joué un rôle néfaste dans l'ampleur
qu'a pris les allégations du génocide arménien et leur utilisation
comme moyen politique en Occident. Nous constatons que les nouvelles
attitudes, propositions et évaluations de la Turquie sur ce sujet
retiennent mieux l'attention et sont plus efficaces en Europe.
Pouvez-vous nous résumer ces démarches ? Notre gouvernement
considère la lutte contre les revendications arméniennes comme une
priorité de sa politique étrangère. Aujourd'hui ce qui est
indispensable, c'est de consolider cette lutte sur une stratégie
nouvelle raisonnable et active de et de bien la préparer. Nous
poursuivons nos travaux dans le Ministère tenant en vue cet
aspect. Nous avons fait une proposition
historique à l'Arménie concernant les allégations arméniennes. Le
Premier Ministre turc ainsi que le Président du parti de l'opposition
dans une déclaration conjointe le 8 mars 2005 ont fait appel pour la
création d'un groupe d'historiens turcs et arméniens auxquels se
joindraient d'autres experts afin d'évaluer les événements de
1915 non seulement selon les données établies dans les archives turques
et arméniennes mais aussi selon les documents en possession des pays
tiers et de proclamer à l'opinion publique internationale les résultats
issus de leurs recherches. En outre, la Grande Assemblée Nationale
turque dans la déclaration formulée le 13 avril 2005 concernant les
allégations arméniennes a soutenu cette proposition historique. Notre
Premier Ministre a envoyé le même jour une lettre au Président de
l'Arménie Robert Kocaryan où il a transmis officiellement cette
proposition. Notre évaluation de la réponse du Président Kocaryan à
notre Premier Ministre envoyée le 26 avril dernier est favorable.
Maintenant sur la base de ces deux courriers, nous essayons de voir
s'il existe des points communs pour entamer un
dialogue. Nous constatons avec satisfaction que
la proposition que nous avons formulée a retenu l'attention de
l'opinion publique internationale. Le Président Bush se référant à
notre proposition le 24 avril 2005, lors de la journée " de la mémoire
arménienne ", a déclaré que cette proposition aidera à renforcer la
compréhension mutuelle et la culture de tolérance entre les peuples
turc et arménien. Le Chancelier Fédéral allemand Schröder a lui aussi,
lors d'une visite qu'il a effectuée au début du mois de mai en
Turquie, mentionné que la proposition de créer une commission d'experts
était une bonne idée. En outre, plusieurs dirigeants des pays de l'U.E.
ont aussi tenu à approuver notre proposition. Une déclaration écrite
soutenant cette proposition, rédigée par les parlementaires turcs de
l'Assemblée Générale du Conseil de l'Europe et ouvert à la signature, a
été publiée le 28 avril 2005 par le Conseil de l'Europe, retenant 97
signatures de parlementaires. Jusqu'à présent, à notre connaissance,
aucun pays ne s'est prononcé contre cette
proposition. Nous mettons sérieusement en garde
les pays dont les parlements ont incriminé la Turquie et le peuple turc
de génocide ainsi que les pays où des démarches similaires existent.
Nous questionnons ces pays: sur quels critères et documents véridiques
basent-ils de telles décisions ? Nous soulevons
ü We believe that the previous attitudes and
positions of Turkey have played a negative role into the extension of
the Armenian genocide allegations and have been exploited by some
circles as a political pressure tool in the Western countries. We
notice that the new stand, proposals and evaluations of Turkey on this
subject acquired a better comprehension in Europe. Can you summarize
these steps?
ü Our Government considers struggling against
Armenian allegations as a priority of its foreign policy. Today what is
indispensable is to consolidate on a rational new and active strategy
this struggle and prepare well its venue. We pursue this aim in the
Ministry with keeping this aspect always in our mind.
We have made an historical proposal to Armenia
concerning their so-called allegations. The Turkish Prime Minister as
well as the President of the opposition party, in a joint
declaration made on March 8, 2005, have appealed for the
foundation of a group of Turkish, Armenian historians and other
experts in order to evaluate the events of 1915 not only in accordance
with the existing data found in the Turkish and Armenian archives
but also in compliance with documents held by third countries and to
announce to the international public opinion the results issued from
these researches. The Turkish Grand National Assembly has also in its
declaration formulated on April 13, 2005 concerning Armenian
allegations supported this historical proposal. Our Prime Minister has
sent the same day a letter to Robert Kocaryan, President of Armenia in
which he officially transmitted this proposal. The answer sent on April
26, 2005 by President Kocaryan to our Prime Minister was welcomed and
evaluated with a favorable view. Now on the basis of these two letters,
we will try to find out if there exist common points in order to
promote a dialogue. We note with satisfaction
that the proposal we have formulated has retained the attention of the
international public opinion. President Bush, referring to it on April,
24, 2005 on " the Armenian Commemoration Day" has declared that this
proposal will help reinforce the mutual understanding and the
culture of tolerance between the Turkish and the Armenian people. The
German Federal Chancellor Schröder has also, during a recent visit he
made to Turkey beginning of May mentioned that the proposal to create a
commission of experts was a good idea. Moreover many leaders of EU
countries have also expressed their positive views on it. A written
statement supporting this proposal elaborated by the Turkish
Parliamentarians at the General Assembly of the Council of Europe and
opened to signature has been published by the Council of Europe on
April 28, 2005 with 97 signatures. Until now, to our knowledge, no
country has pronounced itself against this proposal.
We strongly challenge countries whose
parliaments have incriminated Turkey and the Turkish people of genocide
as well as those countries who aim to do so. We are questioning these
countries on which criteria and factual documents do they base such
decisions? We are bringing to the agenda of each platform this issue
and request that an explanation be given to us on these decisions. The
genocide