C'est la conviction de la Grande Assemblée Nationale Turque (GANT)
qu'il est dans les interêts tant de la Turquie que de l'Arménie de
réconcilier les nations turques et arméniennes, qui ont vécu pendant
des siècles sur le même territoire dans la paix et la tolérance
mutuelles, de les défaire de l'emprise des préjugés profonds émanant
des années de guerre, et de créer un environnement qui leur permettra
de partager un avenir commun basé sur la tolérance, l'amitié et la
coopération. A cette fin, les principaux partis
du pouvoir et de l'opposition ont fait une proposition qui vise à jeter
la lumière sur les faits historiques par le biais de la recherche
scientifique, et à libérer l'histoire d'être un fardeau pour ces deux
nations. Cette proposition envisage la création d'une commission
conjointe composée d'historiens de Turquie et d'Arménie, d'ouvrir sans
restrictions les archives nationales, de dévoiler à l'opinion publique
internationale les résultats de leur recherche qui se basera également
sur les archives des autres pays concernés, et de montrer la
détermination des deux pays dans l'établissement et les méthodes de
travail de ladite commission. La GANT approuve
et soutient sans restriction cette proposition
historique. La coopération du
Gouvernement d'Arménie est essentielle pour mettre en oeuvre cette
initiative. A cet égard, si la Turquie et l'Arménie ne peuvent aborder
l'histoire d'après une perspective commune, l'héritage que les deux
parties laisseront à leurs enfants et aux générations futures ne sera
rien autre que des sentiments de préjugés, d'animosité et de
vengeance. La sagesse et la logique
commandent à la Turquie et à l'Arménie de ne pas craindre de briser les
tabous en travaillant ensemble, et de confronter leur propres tabous
respectifs en levant le voile sur tous les aspects de la calamité
humaine dont ils ont fait l'expérience. Il s'agit là du moyen
d'empêcher le passé de faire ombre au présent et au futur.
La GANT souligne le fait que cette proposition
de la Répubique de Turquie devrait, par sa nature, être considérée
comme une initiative de paix. Si l'Arménie souhaite établir des
relations de bon voisinage avec la Turquie, elle devrait sans
hésitations accepter la proposition de la Turquie de procéder à une
analyse conjointe de l'histoire. La GANT
souhaite également relever que tous les Etats et chefs d'Etat soucieux
de contribuer à la paix et la stabilité internationales devraient
laisser de côté leurs considérations de politique intérieure et
apprécier positivement la proposition de la Turquie, qui est fondée sur
la réconciliation et le sens commun. En ce sens, les Etats qui aspirent
sincèrement à la normalisation des relations turco-arméniennes et à
l'établissement de la paix et la stabilité dans le Caucase, sont
attendus de soutenir cette intiative, et de se retenir en particulier
de toute action qui pourrait l'affaiblir. A cet
égard, la responsabilité incombe en premier lieu aux pays qui ont acté
par le biais de leurs parlements nationaux des décisions portant sur
les allégations arméniennes. Si ces pays attachent réellement de
l'importance aux relations entre la Turquie et l'Arménie, tel qu'ils le
proclament, ils devraient faire preuve de bonne volonté et soutenir la
proposition de création d'une commission conjointe d'historiens des
deux pays. It is the belief of the Turkish
Grand National Assembly (TGNA), that both Turkey’s and Armenia’s
interests lie in reconciling Turkish and Armenian nations who have
lived for centuries on the same territory in mutual tolerance and
peace, in setting them free from being hostage to deep prejudices
emanating from the war years, and in creating anenvironment which will
enable them to share a common future based on tolerance, friendship and
cooperation. To this end, the Governing and the
Main Opposition Parties have made a proposal which aims to shed light
on historical facts through scientific research and to free history
from being a burden for these two nations. This proposal envisages the
establishment of a joint commission composed of historians from Turkey
and Armenia, to open without any restriction their national archives,
to disclose the findings of their research, which will also cover the
archives of related countries, to the international public and
determination between two countries the establishment and working
methods of the said commission. The TGNA
approves and fully supports this historical
proposal. The cooperation of the Government of
Armenia is essential for implementing this initiative. In this respect,
if Turkey and Armenia can not look at history from a common
perspective, the legacy that both parties would leave to their children
and future generations will be nothing but feelings of prejudice,
animosity and revenge. Wisdom and logic command
Turkey and Armenia not to be afraid of breaking the taboos by working
jointly, and to face them by uncovering all aspects of the human
calamity they together experienced. This is the way to prevent the past
from casting a shadow over our present and
future. The TGNA underlines the fact that this
proposal by the Republic of Turkey should be considered, in essence, as
a peace initiative. If Armenia wishes to establish good neighborly
relations with Turkey and develop a basis for cooperation, it should
not hesitate to accept Turkey’s proposal for joint evaluation of
history. The TGNA would also like to emphasize that
all states and statesmen who wish to contribute to world peace and
stability should leave aside domestic political considerations and look
positively at Turkey’s proposal based on reconciliation and common
sense. In this respect, those states which sincerely want the
normalization of Turkish-Armenian relations and desire the
establishment of peace and stability in the Caucasus, are expected to
support this initiative, and, to refrain, in particular, from
activities that can weaken it.
On this connection, the responsibility primarily
falls upon the countries which took decisions regarding the Armenian
allegations in their Parliaments. If these countries attach importance,
as they claim, to the improvement of the relations between Turkey and
Armenia, they should demonstrate their good will and support our
proposal to set-up a joint commission of history between the two
countries.