Turkish View on Alleged Armenian Genocide

[ Anadolu .. 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 .. ] Letter sent by Erdogan to Kocaryan / Lettre envoyée par Erdogan à Kocaryan



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      C'est la conviction de la Grande Assemblée Nationale Turque (GANT) qu'il est dans les interêts tant de la Turquie que de l'Arménie de réconcilier les nations turques et arméniennes, qui ont vécu pendant des siècles sur le même territoire dans la paix et la tolérance mutuelles, de les défaire de l'emprise des préjugés profonds émanant des années de guerre, et de créer un environnement qui leur permettra de partager un avenir commun basé sur la tolérance, l'amitié et la coopération.     A cette fin, les principaux partis du pouvoir et de l'opposition ont fait une proposition qui vise à jeter la lumière sur les faits historiques par le biais de la recherche scientifique, et à libérer l'histoire d'être un fardeau pour ces deux nations. Cette proposition envisage la création d'une commission conjointe composée d'historiens de Turquie et d'Arménie, d'ouvrir sans restrictions les archives nationales, de dévoiler à l'opinion publique internationale les résultats de leur recherche qui se basera également sur les archives des autres pays concernés, et de montrer la détermination des deux pays dans l'établissement et les méthodes de travail de ladite commission.     La GANT approuve et soutient sans restriction cette proposition
historique.       La coopération du Gouvernement d'Arménie est essentielle pour mettre en oeuvre cette initiative. A cet égard, si la Turquie et l'Arménie ne peuvent aborder l'histoire d'après une perspective commune, l'héritage que les deux parties laisseront à leurs enfants et aux générations futures ne sera rien autre que des sentiments de préjugés, d'animosité et de vengeance.       La sagesse et la logique commandent à la Turquie et à l'Arménie de ne pas craindre de briser les tabous en travaillant ensemble, et de confronter leur propres tabous respectifs en levant le voile sur tous les aspects de la calamité humaine dont ils ont fait l'expérience. Il s'agit là du moyen d'empêcher le passé de faire ombre au présent et au futur.      La GANT souligne le fait que cette proposition de la Répubique de Turquie devrait, par sa nature, être considérée comme une initiative de paix. Si l'Arménie souhaite établir des relations de bon voisinage avec la Turquie, elle devrait sans hésitations accepter la proposition de la Turquie de procéder à une analyse conjointe de l'histoire.     La GANT souhaite également relever que tous les Etats et chefs d'Etat soucieux de contribuer à la paix et la stabilité internationales devraient laisser de côté leurs considérations de politique intérieure et apprécier positivement la proposition de la Turquie, qui est fondée sur la réconciliation et le sens commun. En ce sens, les Etats qui aspirent sincèrement à la normalisation des relations turco-arméniennes et à l'établissement de la paix et la stabilité dans le Caucase, sont attendus de soutenir cette intiative, et de se retenir en particulier de toute action qui pourrait l'affaiblir.     A cet égard, la responsabilité incombe en premier lieu aux pays qui ont acté par le biais de leurs parlements nationaux des décisions portant sur les allégations arméniennes. Si ces pays attachent réellement de l'importance aux relations entre la Turquie et l'Arménie, tel qu'ils le proclament, ils devraient faire preuve de bonne volonté et soutenir la proposition de création d'une commission conjointe d'historiens des deux pays.     It is the belief of the Turkish Grand National Assembly (TGNA), that both Turkey’s and Armenia’s interests lie in reconciling Turkish and Armenian nations who have lived for centuries on the same territory in mutual tolerance and peace, in setting them free from being hostage to deep prejudices emanating from the war years, and in creating anenvironment which will enable them to share a common future based on tolerance, friendship and cooperation.     To this end, the Governing and the Main Opposition Parties have made a proposal which aims to shed light on historical facts through scientific research and to free history from being a burden for these two nations. This proposal envisages the establishment of a joint commission composed of historians from Turkey and Armenia, to open without any restriction their national archives, to disclose the findings of their research, which will also cover the archives of related countries, to the international public and determination between two countries the establishment and working methods of the said commission.     The TGNA approves and fully supports this historical proposal.     The cooperation of the Government of Armenia is essential for implementing this initiative. In this respect, if Turkey and Armenia can not look at history from a common perspective, the legacy that both parties would leave to their children and future generations will be nothing but feelings of prejudice, animosity and revenge.     Wisdom and logic command Turkey and Armenia not to be afraid of breaking the taboos by working jointly, and to face them by uncovering all aspects of the human calamity they together experienced. This is the way to prevent the past from casting a shadow over our present and future.     The TGNA underlines the fact that this proposal by the Republic of Turkey should be considered, in essence, as a peace initiative. If Armenia wishes to establish good neighborly relations with Turkey and develop a basis for cooperation, it should not hesitate to accept Turkey’s proposal for joint evaluation of history.    The TGNA would also like to emphasize that all states and statesmen who wish to contribute to world peace and stability should leave aside domestic political considerations and look positively at Turkey’s proposal based on reconciliation and common sense. In this respect, those states which sincerely want the normalization of Turkish-Armenian relations and desire the establishment of peace and stability in the Caucasus, are expected to support this initiative, and, to refrain, in particular, from activities that can weaken it.
    On this connection, the responsibility primarily falls upon the countries which took decisions regarding the Armenian allegations in their Parliaments. If these countries attach importance, as they claim, to the improvement of the relations between Turkey and Armenia, they should demonstrate their good will and support our proposal to set-up a joint commission of history between the two countries.