Turkish View on Alleged Armenian Genocide

[ Anadolu .. 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 .. ] Qui sommes-nous? / Who are we?



[ Anadolu .. 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 .. ] Qui sommes-nous? / Who are we?


     Des travaux scientifiques ont prouvé en recourant aux méthodes classiques de la critique interne et externe des documents que ces soi-disant instructions avaient été fabriquées par Andonian.
     L'histoire contemporaine fournit des exemples de documents fabriqués à l'appui d'une thèse. L'exemple le plus classique est le fameux Protocole des Sages de Sion qui fut largement utilisé par les Nazis dans leurs attaques contre les Juifs.
     En dehors de ces fameuses instructions, aucun historien n'a pu fournir la preuve que les dirigeants de l'Empire ottoman avaient prôné une idéologie qui visait à exterminer le peuple arménien. Et cela est d'autant plus invraisemblable que, d'une part, tous les historiens reconnaissent que l'Empire ottoman avait une politique libérale vis-à-vis des minorités établies sur son territoire, et que d'autre part, le gouvernement ottoman comptait en son sein de nombreux Arméniens qui occupaient des fonctions importantes.
ü Les propos de Hitler
     Le second élément, souvent invoqué par les propagandistes arméniens, est la fameuse réflexion qu'Hitler aurait prononcée à Berchtesgaden: "Qui se souvient aujourd'hui du massacre des Arméniens ?"
     Cette phrase est souvent reprise par les hommes politiques, et en particulier a été souvent citée par certains membres du Congrès américain. Un professeur américain, Heath Lowry, a recherché dans une étude approfondie si Hitler avait réellement prononcé cette phrase.
     Il résulte de ces travaux que cette phrase avait été évoquée lors du procès de Nuremberg et que le Tribunal avait considéré que cette déclaration était apocryphe. Cela, n'a pas empêché une vingtaine de membres du Congrès américain de reprendre la même citation lors de leurs campagnes électorales devant leurs électeurs arméniens.
     3. Les déportations de Malte :
une tentative de tribunal international
     Enfin, la preuve la plus pertinente que l'on puisse apporter sur l'absence de génocide, l'absence d'instructions données par le gouvernement ottoman concernant le sort des Arméniens, concerne la tentative de mise en jugement des dirigeants turcs à la suite de leur déportation à Malte.
     Rappelons brièvement les faits : en novembre 1918, à la suite de l'armistice de Moudros, les troupes alliées sous le commandement d'un amiral anglais occupent Istanbul. Les gouvernements alliés décident de procéder à l'arrestation des principaux dirigeants turcs parmi lesquels de nombreux minis-tres et de les déporter à Malte. Ces arrestations ont été suscitées en grande partie par les dirigeants arméniens qui veulent faire juger ces personnalités turques par un tribunal international.
     Dès 1918, date de leur internement à Malte, jusqu'en 1921, les gouvernements alliés vont tenter de créer une sorte de tribunal international à l'effet de juger ces dirigeants.
     Une enquête approfondie est menée par les autorités britanniques à l'effet de réunir des preuves contre ces dirigeants sur leur rôle dans le sort des Arméniens.
     Il est difficile de soutenir que les alliés n'ont pas eu la possibilité de réunir ces preuves puisqu'ils occupent la capitale, et qu'ils ont à leur disposition toutes les archives ottomanes. Or après trois ans d'investigation, la collation des preuves s'avère décevante et les alliés abandonnent l'idée de constituer un tribunal international.
     Tous les documents officiels britanniques relatifs à cette affaire ont été publiés. Remarquons que jamais aucune référence n'y est faite par les soi-disant historiens français tels que Chaliand, Carzou et Ternon.
     A la lumière de ces quelques exemples - et on pourrait en citer beaucoup d'autres - j'ai tenté de vous démontrer combien il est difficile d'écrire l'histoire, tant les passions sont à vif.
     La vérité est qu'il faudra encore des décennies d'études approfondies faites par des historiens et non des militants, avant qu'on puisse reconstituer avec certitude la trame des événements. Et il ne faut pas se dissimuler qu'il restera toujours des zones d'ombre, des points de contestation, des témoignages contradictoires.
     Mais dans un domaine qui suscite tant de passions, c'est commettre une mauvaise action que de présenter comme une vérité historique ce qui n'est qu'approximation, majoration, raisonnement à partir de documents tronqués ou faux. La modestie s'impose.
LA REVOLTE DES ARMENIENS CONTRE
 LES ARMEES TURQUES
      Le drame du peuple arménien en 1915 est suf-fisamment triste sans qu'il soit besoin d'en rajouter. C'est, ne l'oublions pas, le drame d'un peuple divisé, peuple divisé entre deux pays, la Russie et la Turquie, peuple divisé contre lui-même si l'on en juge par les positions contradictoires adoptées par les mouvements politiques qui l'ont guidé depuis la fin du XIXème siècle ; peuple ballotté entre les grandes puissances qui ont vu en lui tantôt un moyen d'affaiblir l'Empire ottoman, tantôt un allié temporaire. Peuple chrétien minoritaire dans un pays islamique, car ne l'oublions pas, la population arménienne n'était pas majoritaire dans l'est de la Turquie.
     Peuple qui fut entraîné en 1914 dans une lutte fratricide, puisque les armées turques comprenaient des soldats arméniens qui se battaient contre leurs frères de sang incorporés dans l'armée russe.
     Peuple victime d'une guerre internationale à laquelle devait s'ajouter une guerre civile. Peuple devenu suspect pour l'armée turque qui eut l'impression que pendant son combat contre l'ennemi russe, les populations arméniennes cherchaient à profiter de la faiblesse de l'Empire ottoman finissant pour obtenir l'indépendance.
     Bien avant 1914, les Arméniens d'Anatolie orientale avaient souvent manifesté une volonté d'autonomie sinon d'indépendance.
     lls crurent que l'heure était arrivée de se libérer de la puissance turque. Cette dernière était terriblement affaiblie; les troupes avaient subi des revers sérieux : un corps d'armée de la IIIème armée turque fort de 90.000 hommes fut décimé en quelques jours.
     Au début de 1915, les armées alliées débarquèrent à Gallipoli avec pour objectif Istanbul.
     L'Empire ottoman était cerné de toutes parts. C'est le moment que choisirent les éléments arméniens pour entrer en dissidence. La réaction fut brutale, et cela se comprend dans un pays qui avait à lutter sur tous les fronts, et se voyait pris à revers par ses propres citoyens. Ceci explique que les populations arméniennes furent évacuées vers le sud. Mais cette évacuation était la conséquence de leur révolte. Par contre, les Arméniens d'lstanbul ne furent jamais inquiétés.
     Les documents arméniens eux-mêmes apportent la preuve de cette révolte. Dans une note envoyée par la Délégation Nationale Arménienne au Ministre français des Affaires étrangères, le 30 novembre 1918, elle insiste sur I'aide apportée par les Arméniens aux puissances de l'Entente:
     "En Palestine et en Syrie, où les volontaires arméniens recrutés par la Délégation Nationale à la demande même du Gouvernement de la République, ont formé plus de la moitié du contingent français et ont pris une grande part à la victoire du Général Allenby, ainsi que ce dernier et leurs chefs français I'ont officiellement déclaré.
     Au Caucase où, sans parler des 150.000 Arméniens dans l'Armée Impériale Russe, plus de 40.000 de leurs volontaires ont contribué à la libération d'une partie des villages arméniens et où, sous le commandement de leurs chefs Antranik et Mazarhehoff, ils ont seuls de tous les peuples du Caucase, après la défection bolchévique, tenu tête aux armées turques jusqu'à la signature de l'Armistice.
     Que la victoire des Alliés et des Etats-Unis, en vertu des principes de Justice, de Droit et de Libération des peuples opprimés pour lesquels ils ont combattu, a définitivement affranchi du joug turc les six vilayets et la Cilicie avec le Sandjak de Marach."
     Dans ce combat sans merci entre les forces turques et russes, dans ce climat de guerre civile, dans un pays frontalier à feu et à sang, soumis à la famine et aux épidémies, où les Turcs, les Arméni-ens et les Kurdes s'entretuent dans un ultime sursaut, qui peut ventiler les responsabilités, alors que les moyens d'information, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui, sont pratiquement inexistants.
     Dans cette statistique macabre, tant d'inconnues, tant de zones d'ombre, que les véritables historiens, et non les propagandistes, ne sont pas arrivés à tirer au clair de façon définitive.
L'ASSIMILATION AU GENOCIDE JUIF
     En conclusion, je voudrais réfuter la thèse qui consiste à assimiler le "génocide arménien" au génocide juif.
     Le génocide est devenu un concept précis de droit international, et les événements de 1915 ne répondent à aucun critère du génocide. Sinon toute guerre étrangère, toute guerre civile, qui ont entraîné de nombreuses victimes seraient qualifiées de génocide. Le seul exemple, et heureusement l'unique exemple de génocide véritable, est le génocide des Juifs lors de la dernière guerre.
     L'assimilation au génocide juif est totalement factice.
     Le "génocide arménien" n'a jamais été universellement reconnu, y compris par la seule organisation internationale véritable, l'ONU. La preuve en est dans le rejet par l'ONU de la Résolution 30, qui visait à faire reconnaître le "génocide arménien".
     Le peuple juif n'a par définition jamais entamé une révolte sous le régime nazi, puisque, dès le début, il a été expulsé. Les Nazis ont été chercher les Juifs étrangers dans leurs pays pour les exterminer. L'Empire ottoman n'a jamais agi ainsi.
     L'Empire ottoman n'a jamais eu une idéologie exterminatrice vis-à-vis des Arméniens. Les historiens n'ont jamais cité de documents officiels turcs soutenant de telles thèses.
     Le nazisme en a fait au contraire une des bases de sa politique, et a produit une littérature abondante sur la nécessité d'exterminer le peuple juif.
     Le nazisme, pendant la paix, dès son accession au pouvoir, s'est attaqué au peuple juif et a chassé dès 1933 une grande partie de ses membres.
     En 1914, le peuple arménien vivait en paix dans l'Empire ottoman, avait à tous les échelons des représentants : ministres, députés, hauts fonctionnaires, etc...
     Plusieurs ministres célèbres de l'Empire ottoman étaient des Arméniens, et on ne compte pas les hauts fonctionnaires arméniens de la Sublime Porte.
     Combien de Juifs a comporté le gouvernement du IIIème Reich ?
     Alors comme on ne pouvait aboutir à cette reconnaissance, on a crée des soi-disant tribunaux internationaux, où la sentence est rendue d'avance puisque par définition l'accusé ne comparait pas et ne peut faire valoir ses moyens. On croit impressionner les foules en faisant signer quelques pétitions à des personnalités connues, qui ont la vanité de croire qu'elles représentent la conscience universelle.
     Dans un livre intitulé "Histoire des Arméniens", publié récemment chez Privat, un chapitre rédigé par Y. Ternon est consacré au "génocide de Turquie et la Guerre 1914-1923".
      Ce dernier écrit : "Faute de documents turcs sans doute détruits, on épiloguera longtemps avant de savoir si le génocide des Arméniens fut prémédité de longue main ou décidé au cours des premiers mois de la guerre. L'analyse des événements et l'étude des mentalités des Jeunes Turcs permettent toutefois de conclure à la seconde hypothèse."
     Des hypothèses peut-être, mais où sont les preuves ? Est-ce ainsi que l'on écrit l'histoire?
     ....
     Il est évident que la fixation sur le génocide, l'obsession de génocide comporte un grand danger. L'identité d'un peuple ne saurait se limiter aux désastres qu'il a subis.
     Les Arméniens les plus conscients savent que leur culture n'est pas faite que de souvenirs affreux, qu'une culture qui se nourrirait du seul génocide serait rapidement une culture sans substance.
     Plutôt que de nourrir une haine ancestrale, plutôt que d'invoquer sans cesse le sang des victimes, plu-tôt que de réécrire l'histoire au gré de leurs passions, les accusés présents ici, qui ont fait leurs études au Séminaire arménien de Jérusalem, auraient dû s'inspirer du message que livre cette ville, berceau des trois grandes religions monothéistes : la juive, la chrétienne, la musulmane, religions qui délivrent toutes les trois le même message: non un message de haine et de violence, mais un message de justice et de paix. q