Turkish View on Alleged Armenian Genocide

[ Anadolu .. 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 .. ]



[ Anadolu .. 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 .. ]


publique pour effacer la trace des hostilités ethniques, ce qui ne peut qu'être un effort louable. Mais ce terme n'est pas monnaie courante dans la Turquie d'aujourd'hui.
ü Maître Bourguet, en se référant à la discussion sur le nombre des victimes de 1915, déclare que la réduction de ce nombre n'est pas la preuve d'un non-lieu pour le crime en question, le fait d'avoir échappe à la mort ne prouvant pas que le génocide ou la tentative de génocide n'a pas eu lieu.
ü Prof. Soysal: La réduction ou l'augmentation du nombre des victimes ne change rien à la nature du crime, si le crime existe. C'est pourquoi, tout au long de mon exposé, j'ai évité de parler de nombres. Ce que j'ai essayé de démontrer, c'est l'absence d'une intention de destruction humaine, en tout ou en partie, émanant des responsables de l'Etat ottoman et visant l'ethnie arménienne. C'est l'essentiel du problème. Sans l'existence d'une telle intention, admettre l'existence d'une tragédie hu-maine mutuellement vécue ne signifie pas l'admission d'un génocide.
ü M.Bourguet demande la raison pour laquelle la Turquie continue à ne pas admettre le "génocide" et il veut s'infor-mer sur la différence qui existe, aux
yeux des Turcs, entre le concept de gé-nocide et celui de massacre, surtout du point de vue des conséquences juridi-ques.
ü Prof. Soysal: D'abord, une précision, puisque le droit demande avant tout des concepts bien précis: ce que j'oppose au concept de "génocide des Arméniens par les Turcs" n'est pas le concept de "massacre des Arméniens par les Turcs". Non, l'opposition est entre, d'un côté, "le génocide des Arméniens par les Turcs" et de l'autre côté, "le drame vécu ensemble par les deux communautés à une époque bien précise de l'histoire et qui consiste en rebellions, émeutes, représailles, actes de vengeance et tueries mutuelles". S'il fallait parler avec des chiffres, je pourrais aussi citer le nombre de deux millions et demi de Turcs qui ont péri pendant la même période de la fin du dix-neuvième siècle jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale, dont une grande partie ont trouvé la mort dans les événements d'Anatolie de l'Est. Je ne nie rien. Je constate les faits historiques et je note l'absence d'une intention de détruire une ethnie parce qu'elle est cette ethnie. Admettre le génocide dans ces circonstances revient à admettre une contre-vérité. C'est aussi admettre un affront, une insulte au peuple turc dont le passé est plein d'exemples de tolérance et de bienveillance envers les autres communautés religieuses. C'est une insulte à une nation qui, aujourd'hui encore, désire continuer cette coexistence pacifique avec la communauté arménienne sur son territoire, dans une République unitaire. C'est admettre aussi les conséquences d'une propagande unilatérale et la persistance d'une hostilité entre les deux peuples. Nous ne nourrissons aucune haine collective contre les Arméniens. Admettre l'existence d'un génocide, c'est admettre la nécessité d'une demande de pardon collectif devant l'histoire, une histoire sans tache à cet égard pour le peuple turc, même aux époques où le reste du monde était déchiré par des querelles religieuses. C'est aussi admettre les revendications territoriales sur le patrimoine de la République turque actuelle. L'Anatolie a été le berceau de plusieurs civilisations et de plusieurs peuples dans le passé. Aujourd'hui elle appartient aux Turcs, à la République turque. Parce que le génocide est un crime imprescriptible, les jeunes terroristes arméniens de nos jours se reconnaissent le droit de punir cette République et ses citoyens. L'humanité ne peut pas accepter une telle conception de châtiment et de vengeance. Les événements en question ont eu lieu il y a soixante-dix ans et il est vain de fouiller ces pages d'histoire afin de recréer de nouvelles animosités mutuelles.Reconnaître l'existence de ces pages est le devoir moral de tout historien et même de tout homme de conscience, mais interpréter ces pages d'une façon unilaté-rale et accuser un seul des peuples en question est une attitude que la conscience collective de l'humanité entière ne peut accepter.
ü M. Bourguet lit le texte d'un télégramme attribue à Talât Pacha, Minis-tre de l'Intérieur du gouvernement gin and the ethnic origin of a person has no juridical implications. The term used by Maitre Bourguet is never used in Turkey, but it is sometime seen in foreign books, in derisive manner. It may also have been used in the early days of the Turkish Republic to erase all traces of ethnic hostility an effort which merits only praise. But this term is not current in today's Turkey.
ü Me. Bourguet referring to the number of victims of the 1915 incidents declares that a reduction of the number of victims does not indicate that the crime did not take place and that the fact of having escaped death does not prove the lack of a genocide or an attempt in that direction.
ü Prof. Soysal: A reduction or an increase in the number of the victims makes no difference in the nature of the crime, if the crime does exist. That is why I shunned numbers in the course of my deposition. What I tried to demonstrate was that there was no intention to partially or totally destroy the Armenian ethnic group on the part of the authorities of the Ottoman State. That is the essential aspect of the problem. Without the existence of this intention, the admission of the mutually-experienced human tragedy does not mean the admission of the alleged genocide.
ü Me. Bourguet asks why Turkey insists in not admitting the "genocide" and wishes to be informed of the difference, in the eyes of the Turks, between the concept of genocide and that of massacre, especially from, the point of view of juridical consequences.
ü Prof. Soysal: At first let us bring some precision, since law requires, above all, very precise concepts: what I contrast to the concept of "genocide of the Armenians by the Turks" is not the "concept of the massacre of Armenians by the Turks". No, the apposition is between the "genocide of Armenians by the Turks" on one side and "the tragedy shared by the two communities at a very precise period of history which consisted of rebellions, appraisals, reprisals, acts of revenge and mutual killings". If we should, speak in terms of numbers, I could also supply the number of two and a half million Turks who perished during the same period at the end of the nineteenth century, until the aftermath of the First World War. A majo-rity of these people met their death in the incidents in the eastern region of Anatolia. I negate nothing. I only observe the historic facts and note the absence of an intention to destroy an ethnic group because it is an ethnic group. To admit genocide under the circumstances would be to admit a non-truth. It would also mean, accepting an affront, an insult to the Turkish people whose past is full of examples of tolerance and good will towards other religious communities. It is an insult to a nation, which is still eager today to continue this peaceful coexistence with the Armenian community on its territory, in a unitary republic. It would also mean to admit the consequences of unilateral propaganda and the persistence of hostility between the two peoples. We nurture no collective hatred against Armenians. To admit the existence of genocide would be to admit also the necessity of a collective pardon before history, a history without blemish, in this respect, for the Turkish people, when in the period when the rest of the world was torn by religious quarrels. It would be also to admit territorial claims on the heritage of the present Turkish Republic. Anatolia was the cradle of several civilizations and several people in the past. Today it belongs to the Turks, to the Turkish Republic. Because genocide is an imprescriptible crime, the young Armenian terrorists of our days assume the right to punish this Republic and its citizens. Humanity cannot accept this concept of chastisement and revenge. The incidents in question took place seventy years ago and it is futile to rummage through the pages of history in an effort to recreate new mutual enmities. To accept the existence of these pages is a moral duty for all historians and all men of conscience, but to interpret these pages in a unilateral manner and to accuse only one of the peoples indulging in the common strife is an attitude that the collective conscience of humanity cannot accept.
ü Me. Bourguet reads the text of a