acharnée,
d'assurer la protection et la sécurité des déplacés. Il se peut qu'ils
aient échoué dans certains cas. Mais ces échecs ne peuvent certainement
pas être considérés comme la preuve d'une intention de génocide
comparable a celle d'Hitler, qui avait fait de la destruction totale de
la race juive le but vers lequel tout le mécanisme de l'Etat était
dirigé.
Le troisième groupe de faits qui permet de
réfuter l'accusation d'un "génocide des Arméniens par les Turcs",
concerne l'harmonie des relations entre le peuple turc et la minorité
arménienne dans la Turquie d'aujourd'hui.
Pour comprendre la nature de ces relations, il
est nécessaire de se rappeler les caractéristiques des trois dernières
générations d'Arméniens vivant à l'étranger et de comparer leur sort à
celui des Arméniens de Turquie.
La première génération, ce sont les exilés,
ceux qui ont du quitter le pays avant ou pendant l'écroulement de
l'Empire, qui ont souffert et dont les proches ont été victimes des
évé-nements de la première guerre mondiale. Certains de ces Arméniens
ont réagi par un sentiment de vengeance et, oubliant que les
souffrances vécues avaient été mutuelles, se sont engagés dans des
actes de terrorisme individuel, dans des attentats contre les anciens
dirigeants ottomans.
La seconde génération d'Arméniens à l'étranger
est celle des adaptés, des gens qui se sont intégrés dans les nouvelles
sociétés qui les ont accueillis et qui, grâce aux qualités remarquables
de ce peuple laborieux et doué sur le plan artistique, se sont
distingués dans leur nouveau milieu, y trouvant aisance et
complaisance. C'est ce dernier point qui pousse de nouveau une partie
de la troisième génération, celle des jeunes Arméniens d'aujourd'hui
qui vivent à l'étranger, a l'affirmation d'une identité nationale par
des actes de violence. Le but, c'est d'empêcher l'oubli du passé,
l'intégration progressive et la disparition de la culture arménienne.
Malheureusement, pour affirmer leur identité, ces jeunes ont choisi la
voie la plus facile : celle de la violence. Les actes de terrorisme
auxquels ils ont recourus comportent certainement plusieurs risques
pour eux. Mais, comparés aux véritables efforts culturels et
intellectuels déployés pour perpétuer une identité arménienne, ces
actes représentent un choix trop simple et très stérile.
Mais la troisième génération des Arméniens qui
vivent en Turquie ne traverse pas une telle crise d'identité. Car elle
possède tous les moyens pour perpétuer les caractéristiques de son
ethnie comme au temps de la coexistence pacifique au sein de l'Empire.
En plus, ses droits de minorité religieuse sont garantis par un traité
international, celui de Lausanne, signe en 1923 et dont la France est
dépositaire. L'échange culturel continue encore entre le peuple turc et
la minorité arménienne et les deux communautés partagent le même mode
de vie dans une atmosphère de paix sans rancune. Il est à remarquer que
même pendant la vague de terrorisme qui a balayé la Turquie avant 1980,
les Arméniens de Turquie ne se sont jamais mêlés à des actes de
violence. Les quelques incidents isolés qui ont eu lieu étaient
l'oeuvre d'Arméniens formés et entraînés à l'étranger. Le cas du fameux
"Séminaire" de Jérusalem doit être considéré dans ce contexte. L'un des
accusés, d'après la presse française, aurait dit qu'il avait été obligé
de faire ses études à Jérusalem par manque d'écoles arméniennes en
Turquie. Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous citer quelques
exemples parmi les 19 écoles maternelles, 20 écoles primaires, 9 écoles
secondaires et 5 lycées où l'enseignement se fait en arménien et qui
portent des noms arméniens facilement reconnaissables : l'Ecole
maternelle et primaire de Bezezyan, l'Ecole primaire de Levon
Vartuhyan, l'Ecole maternelle et primaire de Semerciyan Cemeran,
l'Ecole primaire de Kara-gozyan, l'Ecole secondaire Aramyan Uncuyan,
l'Ecole secondaire Bezci-yan, les lycées Sahakyap Nunyan, Eseyan,
Getronagan, etc...
C'est justement cette tolérance réciproque,
cette coexistence pacifique entre le peuple turc et la communauté
arménienne, qui sont visées par le terrorisme des jeunes arméniens à
l'étranger. Mais jusqu'à présent tous ces efforts ont été voués à
l'échec et ni le peuple turc, ni son gouvernement, n'ont eu recours à
des actes de violence contre la communauté arménienne de Turquie.
Pourtant le terrorisme persiste et on continue
à parler du "génocide" d'il y a soixante-dix ans. Pourquoi? Parce que
le génocide est un crime contre l'humanité, que la convention dont je
viens de parler définit comme "un crime du droit des gens". Il est donc
facilement possible, en parlant de génocide, d'influencer l'opinion
publique mondiale et de la mobiliser contre un Etat, une nation, un
peuple. C'est aussi un crime imprescriptible, un crime qui doit être
puni quel que soit le moment où il a été commis. Donc ses auteurs
doivent être châtiés partout et à tout moment, et aux yeux des
terroristes arméniens, ce crime étant imputable à toute la nation
turque, ce sont les représentants de l'Etat turc et même ses sujets qui
doivent être punis: jeunes diplomates dont les parents même n'étaient
pas nés au moment des événements ou simples ouvriers turcs prenant
l'avion de leurs lignes aériennes nationales pour rentrer dans leur
pays.
Voilà pourquoi les terroristes arméniens
préfèrent déformer l'histoire et qualifier de génocide une tragédie
humaine mutuellement vécue dans des circonstances de guerre. Ceci leur
sert de prétexte pour commettre des actes de terro-risme. Mais, d'après
la définition juridique donnée par la Convention des Nations Unies, qui
parle de l'intention de détruire, même en partie, les membres d'un
groupe national, ethnique, racial ou religieux parce qu'ils sont
membres de ce groupe, ces actes eux-mêmes revêtent un caractère
"génocidal" : tuer des Turcs parce qu'ils sont des Turcs et vouloir
placer une bombe dans un avion parce que c'est un avion des lignes
turques transportant des Turcs, c'est là un acte "génocidal", sinon le
génocide même.
Merci, Monsieur le Président.efforts, in spite of
the tragic circumstances of a desperate war, for the protection and
safety of the displaced persons. It could be that they failed in these
efforts in certain cases. But these failures can certainly not be
considered as proof of an intention of genocide comparable in any way
to that of Hit-ler whose ultimate aim had been the total destruction of
the Jewish race, an end towards which all the mechanism of the State
had been directed.
The third group of facts which makes it
possible to reject the accusations of "genocide of Armenians by the
Turks" concerns the harmonious relations between the Turkish people and
the Armenian minority in today's Turkey.
It is necessary to review the cha-racteristics
of the three last generations of Armenians living abroad and to compare
their lot with those of the Armenians in Turkey, in order to understand
the nature of these relations.
The first generation consists of the exiled,
those who had to leave the country during or before the fall of the
Empire, who have suffered and whose kin were victims of the First World
War. Some of these Armenians reacted to this situation with a feeling
of revenge and, forgetting that the sufferings had been experienced on
both sides, engaged themselves in individual acts of terrorism against
Ottoman officials.
The second generation of Armenians abroad
consists of those who have adapted themselves into their surrounding,
became integrated with the new society which received them and who,
thanks to their remarkable qualities as a hardworking and artistically
talented people, distinguished themselves in their new society,
achieving prosperity and popularity. It is this final point that led
part of the third generation, that of today's young Armenians abroad to
assert their national identity once more through acts of violence. The
target is to prevent the past from being forgotten, to stop the
progressive integration of Armenians in their new surroundings and the
disappearance of Armenian culture. Unfortunately in order to assert
their identity, these young people chose the easiest way: that of
violence. The acts of violence carried out by these young people
obviously hold several dangers for them. But compared to the worthwhile
cultural and intellectual efforts, to be made for the perpetuation of
an Armenian identity, these acts of violence are doomed to remain too
simple and too futile a choice.
But the third generations of Armenians who
live in Turkey are not going through this kind of an identity crisis.
For they have all the means of perpetuating the characteristics of
their ethnic group, as in the days of peaceful coexistence in the bosom
of the Empire. In addition, their rights as a religious minority are
guaranteed by an international treaty: the Treaty of Lausanne, signed
in 1923 and of which France is the depositary. The cultural exchange
between the Turkish people and the Armenian minority continues and the
two communities share the same kind of life in an atmosphere of peace
without grie-vances. It should be noted that even before the onset of
the terrorism, which swept over Turkey prior to 1980, the Armenians of
Turkey have never taken part in acts of violence. The few isolated
incidents, which took place, were the doings of Armenians indoctrinated
and trained abroad. The case of the notorious "Seminary Jerusalem, must
be considered within this context. One of the accused, according to the
Press, apparently said that he was forced to carry on his studies in
Jerusalem because of a lack of Armenian schools in Turkey. Allow me,
Your Honour, to list a few examples from among the 19 nursery schools,
20 primary schools, 29 se-condary schools and 5 high schools (lycees)
in which the instruction is carried out in the Armenian language and
which have easily recognizable Armenian names: the Bezesyan nur-sery
and primary school, the Levon Vartuhyan primary school, the Semerciyan
Gemeran nursery and primary school, the Karagozyan primary school, the
Aramyan Uncuyan Secondary school, the Bezciyan se-condary Scholl, the
Sanakyan Nunyan, Eseyan, Getronagan etc. high schools.
It is precisely against this reciprocal
tolerance and this peaceful coexistence between the Turkish people and
the Armenian community that the young Armenians abroad are directing
their terrorism. But up to now all such efforts have proved futile and
neither the Turkish people nor the government has had recourse to acts
of violence against the Armenian community in Turkey.
And yet terrorism persists and people continue
to talk of the "genocide" of seventy years ago. Why? Because genocide
is a crime against humanity and that the convention which I have
already mentioned defines it as "a cri-me against humanity". It is
easily possible, in speaking of genocide, to influence world public
opinion, to mobilize it against a State, a nation or a people. It is
also an imprescriptible crime, a crime that must be punished regardless
of the time at which it had been committed. The authors of that crime
must therefore be chastised everywhere and at all times and, since this
crime, in the eyes of the Armenian terrorists, is one that can be
attributed to all the Turkish nation, the representatives of the
present Turkish State and its citizens must be punished: young
diplomats, whose parents were not even born at the time of the
incidents, simple workers boarding their national airliner to go on
home leave.
This is why Armenian terrorists prefer to
distort history and to describe as genocide a human tragedy shared by
two people in circumstances of war. This serves them, as a pretext to
commit further acts of terrorism. But according to the juridical
definition given by the United Nations Convention which speaks of an
intention to destroy, even in part, the members of a national, ethnic,
racial or religious group, because they are members of that group,
their own acts take on a “genocidal” aspect: to kill Turks because they
are Turks and to attempt to place a bomb in an airplane simply because
it belongs to the Turkish Airlines, transporting Turkish passengers;
that in itself is a "genocidal" act, if not genocide itself.
Thank you, Your Honour.