A bomb exploded on 15 July 1983 at the Orly Airport, near Paris, in
front of the THY office (Turkish Airlines). The explosion killed eight
people, four French, two Turks, one Swede and one American and injured
nearly 60 people. Three members of ASALA
(Armenian Secret Army for the Liberation of Armenia), Varoujan
Garbidian, Ohannes Semerci and Soner Nayir, were then arrested and
accused for this crime. They were judged by the Criminal Court of
Créteil between 9 February and 2 March 1985 and condemned; Garbidian to
a life sentence, Nayir to 15 years in jail and Semerci to 10 years.
The accused were defended notably by the
lawyers Vergès, Bourguet and Zavarian. During the trial, the third
party that represents the Turkish victims have notably asked for the
evidence of Prof. Mümtaz Soysal, professor at the Faculty of Political
Sciences of the University of Ankara. In addition to the authoritative
witnesses, Dr. Avedis Simon Hacinliyan, senior lecturer at the
Bosphorus University, appeared in court as a moral testimony for the
third party. The evidences given by these witnesses
aimed at explaining, as briefly and clearly as possible, the basic of
the so-called "Armenian problem" and to outline the historical and
legal aspects which could interest the three judges of the court, the
nine jury members, the press and the general public. They are thus
simple oral explanations told in a court, and which were published as
such, without the annotations needed by academic standard.
Terrorism and armed violence have been one of
the ways used by some Armenians to defend their "cause" which claimed
many innocent victims. Many other attacks and assassinations were
carried out by the terrorist and racist ASALA through the seventies and
eighties, targeting essentially Turkish diplomats and their families.
It is also said that there is an "intellectual
terrorism". Daring to question the argument of "genocide", provokes
immediately an angry response from the Armenian lobbies. "Genocide
denial" or "revisionist" are the usual accusations by these latter to
silence the conflicting opinions which challenge the "genocide" thesis.
Shamelessly exploiting the sensitivity of the public opinion regarding
the Holocaust, which is an indisputable and undisputed genocide of the
Jews, the Armenians’ lobbies try to create a false comparison between
the Shoah and the massacres of 1915-1916.
In this environment of "terror" of any type,
it seems that it is simply history that has been taken hostage. The
impartiality and freedom of historians to carry out their research is
no longer there. Historians must censure their words, address a limited
public, or remain discreet in order to avoid being subject to and hold
up to public obloquy.
However, one should try to understand, know and acknowledge what
happened exactly. This seems only possible with the help of research
and by listening to the specialists. Une bombe
a explosé le 15 juillet 1983 à l'aéroport d'Orly, près de Paris, devant
le bureau de la THY (Lignes Aériennes Turques). L'explosion a fait huit
morts, dont quatre Français, deux Turcs, un Suédois et un Américain, et
environ soixante blessés. Trois membres de
l'ASALA (Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l'Arménie),
Varoujan Garbidian, Ohannes Semerci et Soner Nayir, arrêtés par la
suite et accusés du crime, ont été jugés à la Cour d'Assises de Créteil
entre le 9 février et le 2 mars 1985 et condamnés, Garbidian à la
réclusion à vie, Nayir à quinze ans de prison et Semerci à
dix. Les accusés étaient défendus devant la
Cour notamment par maîtres Vergès, Bourguet et Zavarian. Au cours de ce
procès, la partie civile représentant les victimes turques a fait
appel, notamment, au témoignage de Prof. Mümtaz Soysal, professeur à la
Faculté des Sciences politiques de l'Université d'Ankara. En plus des
témoins d'autorité, Dr. Avedis Simon Hacinliyan, maître de conférences
à l'Université du Bosphore, s'est présenté devant la Cour comme témoin
de moralité pour la partie civile. Les
dépositions de ces témoins avaient pour but d'expliquer, aussi
brièvement et clairement que possible, l'essence de ce qu'on a coutume
d'appeler "Le problème arménien" et d'en souligner les aspects
historiques et juridiques qui pourraient intéresser les trois juges de
la Cour, les neuf membres du jury, la presse et le grand public. Elles
sont donc de simples explications orales prononcées dans l'atmosphère
d'un procès et sont publiées comme telles, sans les annotations
requises par la rigueur académique. Le
terrorisme et la violence armée ont été l'une des voies employées par
certains Arméniens pour défendre leur "cause", faisant des dizaines de
victimes innocentes. De nombreux autres attentats et meurtres commis
par l'ASALA terroriste et raciste ont ponctué les décennies 70 et 80,
visant pour l'essentiel des diplomates turcs et leurs
familles. Il y a aussi, dit-on, "le terrorisme
intellectuel". Oser remettre en cause la thèse du "génocide", c'est
s'exposer immédiatement aux foudres des lobbies arméniens.
"Négationniste" ou "révisionniste" sont les accusations récurrentes
utilisées par ces derniers pour faire taire les voix discordantes
mettant en cause la thèse du "génocide". Exploitant sans vergogne la
sensibilité des opinions publiques au sujet de l'Holocauste juif, qui
est un génocide incontestables et incontesté, les lobbies arméniens
tentent de dresser un faux parallèle entre la Shoah et les massacres
commis en 1915-1916. Dans ce climat de
"terreur" de toute sorte, il semble que ce n'est ni plus ni moins
l'Histoire qui est prise en otage. La sérénité et la liberté
nécessaires aux historiens pour mener leurs recherches ne sont plus de
mise. Les historiens doivent censurer leurs propos, limiter l'audience
de leurs travaux, ou se faire discrets, pour ne pas être traînés et
voués aux gémonies. Il faudrait pourtant
chercher à comprendre, à savoir et à reconnaître ce qui s'est passé
exactement et cela ne semble possible que grâce à la recherche et à
l'écoute des scientifiques.