Turkish View on Alleged Armenian Genocide

[ Anadolu .. 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 .. ] Prof. Mümtaz Soysal (Proces d'Orly) 1985



[ Anadolu .. 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 .. ] Prof. Mümtaz Soysal (Proces d'Orly) 1985


     A bomb exploded on 15 July 1983 at the Orly Airport, near Paris, in front of the THY office (Turkish Airlines). The explosion killed eight people, four French, two Turks, one Swede and one American and injured nearly 60 people.      Three members of ASALA (Armenian Secret Army for the Liberation of Armenia), Varoujan Garbidian, Ohannes Semerci and Soner Nayir, were then arrested and accused for this crime. They were judged by the Criminal Court of Créteil between 9 February and 2 March 1985 and condemned; Garbidian to a life sentence, Nayir to 15 years in jail and Semerci to 10 years.
     The accused were defended notably by the lawyers Vergès, Bourguet and Zavarian. During the trial, the third party that represents the Turkish victims have notably asked for the evidence of Prof. Mümtaz Soysal, professor at the Faculty of Political Sciences of the University of Ankara. In addition to the authoritative witnesses, Dr. Avedis Simon Hacinliyan, senior lecturer at the Bosphorus University, appeared in court as a moral testimony for the third party.     The evidences given by these witnesses aimed at explaining, as briefly and clearly as possible, the basic of the so-called "Armenian problem" and to outline the historical and legal aspects which could interest the three judges of the court, the nine jury members, the press and the general public. They are thus simple oral explanations told in a court, and which were published as such, without the annotations needed by academic standard.      Terrorism and armed violence have been one of the ways used by some Armenians to defend their "cause" which claimed many innocent victims. Many other attacks and assassinations were carried out by the terrorist and racist ASALA through the seventies and eighties, targeting essentially Turkish diplomats and their families.
     It is also said that there is an "intellectual terrorism". Daring to question the argument of "genocide", provokes immediately an angry response from the Armenian lobbies. "Genocide denial" or "revisionist" are the usual accusations by these latter to silence the conflicting opinions which challenge the "genocide" thesis. Shamelessly exploiting the sensitivity of the public opinion regarding the Holocaust, which is an indisputable and undisputed genocide of the Jews, the Armenians’ lobbies try to create a false comparison between the Shoah and the massacres of 1915-1916.          In this environment of "terror" of any type, it seems that it is simply history that has been taken hostage. The impartiality and freedom of historians to carry out their research is no longer there. Historians must censure their words, address a limited public, or remain discreet in order to avoid being subject to and hold up to public obloquy.         However, one should try to understand, know and acknowledge what happened exactly. This seems only possible with the help of research and by listening to the specialists.      Une bombe a explosé le 15 juillet 1983 à l'aéroport d'Orly, près de Paris, devant le bureau de la THY (Lignes Aériennes Turques). L'explosion a fait huit morts, dont quatre Français, deux Turcs, un Suédois et un Américain, et environ soixante blessés.     Trois membres de l'ASALA (Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l'Arménie), Varoujan Garbidian, Ohannes Semerci et Soner Nayir, arrêtés par la suite et accusés du crime, ont été jugés à la Cour d'Assises de Créteil entre le 9 février et le 2 mars 1985 et condamnés, Garbidian à la réclusion à vie, Nayir à quinze ans de prison et Semerci à dix.     Les accusés étaient défendus devant la Cour notamment par maîtres Vergès, Bourguet et Zavarian. Au cours de ce procès, la partie civile représentant les victimes turques a fait appel, notamment, au témoignage de Prof. Mümtaz Soysal, professeur à la Faculté des Sciences politiques de l'Université d'Ankara. En plus des témoins d'autorité, Dr. Avedis Simon Hacinliyan, maître de conférences à l'Université du Bosphore, s'est présenté devant la Cour comme témoin de moralité pour la partie civile.     Les dépositions de ces témoins avaient pour but d'expliquer, aussi brièvement et clairement que possible, l'essence de ce qu'on a coutume d'appeler "Le problème arménien" et d'en souligner les aspects historiques et juridiques qui pourraient intéresser les trois juges de la Cour, les neuf membres du jury, la presse et le grand public. Elles sont donc de simples explications orales prononcées dans l'atmosphère d'un procès et sont publiées comme telles, sans les annotations requises par la rigueur académique.     Le terrorisme et la violence armée ont été l'une des voies employées par certains Arméniens pour défendre leur "cause", faisant des dizaines de victimes innocentes. De nombreux autres attentats et meurtres commis par l'ASALA terroriste et raciste ont ponctué les décennies 70 et 80, visant pour l'essentiel des diplomates turcs et leurs familles.     Il y a aussi, dit-on, "le terrorisme intellectuel". Oser remettre en cause la thèse du "génocide", c'est s'exposer immédiatement aux foudres des lobbies arméniens. "Négationniste" ou "révisionniste" sont les accusations récurrentes utilisées par ces derniers pour faire taire les voix discordantes mettant en cause la thèse du "génocide". Exploitant sans vergogne la sensibilité des opinions publiques au sujet de l'Holocauste juif, qui est un génocide incontestables et incontesté, les lobbies arméniens tentent de dresser un faux parallèle entre la Shoah et les massacres commis en 1915-1916.      Dans ce climat de "terreur" de toute sorte, il semble que ce n'est ni plus ni moins l'Histoire qui est prise en otage. La sérénité et la liberté nécessaires aux historiens pour mener leurs recherches ne sont plus de mise. Les historiens doivent censurer leurs propos, limiter l'audience de leurs travaux, ou se faire discrets, pour ne pas être traînés et voués aux gémonies.     Il faudrait pourtant chercher à comprendre, à savoir et à reconnaître ce qui s'est passé exactement et cela ne semble possible que grâce à la recherche et à l'écoute des scientifiques.