the
Secretary-General is to bring on the agenda measures similar to the
ones proposed in 1993-1994, about which both sides had reach an
agreement in principle and intensive work was conducted but which did
not succeed due to disagreements concerning
details" Denktaþ' new measures are seeking to
lift the existing restrictions on the tourism and transport sectors by
opening to both sides the International Airport of Nicosia, currently
under UN control, and, as far as the Greek Cypriot administration would
agree, Turkey would open her airspace and maritime territory to the
Greek Cypriot and start bilateral trade.
However, these measures too did not receive a positive response from
the Greek side. And Papadopoulos' words clearly establish his
administration's real intentions. In various
declarations to the Greek Cypriot press in the past few months,
Papadopoulos defended the idea that "the cumulative debts of the people
and history make amendments to the Annan Plan necessary".
Keti Klerides, daughter of the Vice-President
of the DISI party and former leader of Cyprus Glafkos Klerides,
criticised Papadopoulos for not having a clear position on the issue.
Keti Klerides asserted that Papadopoulos' behaviour when declaring to
accept the Annan Plan as the basis of the nego iations then adding to
it a set of conditions, resulted in undermining his first declaration
and that "this double-language put at risk our credibility on the
international scene". Many articles and
editorials in the Greek Cypriot press also criticise Papadopoulos for
playing for time and remaining unclear.
More recently, the former Greek Cypriot leader Klerides admitted in an
interview to the Daily Mahi in December 2003 that " the objective for
the accession to the EU was reached through our strategy to accept
nothing at negotiations, to allow no concessions and shoulder the
responsibility of the fai-lure to the Turkish part". On Papadopoulos'
declarations, Klerides added that "less talk, the better. We should
stop making declarations that would give the impression that we are the
side opposed to a solution to the issue. If so, it would benefit the
forces that favour Turkey in the European Union".EUROPEAN UNION
PRESSURE In the Strategy Paper of the European
Commission approved in November 2003 at the same time as the report on
progress made by Turkey, the Union mentions its "strong preference" for
accession by a "united Cyprus" on 1 May 2004 and also underlines that
"the absence of an agreement could constitute an important obstacle to
Turkey's aspirations towards European Union accession". With these
declarations, the European Commission establishes a direct link between
Turkish accession to the Union and the Cypriot problem for the first
time. In fact, the European Commissioner in charge of enlargement,
Günter Verheughen, confirmed in a declaration that the link between
Turkey's objective to join the Union and the Cyprus problem had been
voluntarily established. Yet, there is a
truth,which is not told: the unilateral acceptance by the European
Union of the southern part of Cyprus violates the European principles
and constitutes a violation of international law. For that reason, if
the Union fails to make Turkey approve this illegal situation, it will
end up violating its own internal laws. "The Union, which has commenced
accession negotiations with other applicant countries despite their
considerable breaches of democratic principles, is capable of putting
forward all sorts of irrational arguments as regards
Turkey." The fact of transforming the
resolution of the Cypriot problem into a condition for Turkey's
accession is the fruit of an unsound policy as Turkey is not solely
responsible for bringing a solution to the island. Turkey is but one of
the parties present and all parties should adopt a constructive
approach. Turkey cannot resolve the Cypriot problem on its own. Yet,
while one of the parties is accepted to join the Union without any
conditions, obliging the other party to abide by the conditions that it
refuses is contrary to reason. Considering
recent developments, the international community should objectively
assess the efforts made by the TRNC towards re-establishing peace on
the island and give future perspectives to the Turkish Cypriots,
thereby bringing 40 years of struggle for equality and freedom on the
island to an end. It is important that the countries involved in the
conflict and international organisations such as the EU and the UN make
new steps, considering both the responsibilities that ensue from
international treaties and Turkey's determination, as an applicant
country, to resolve the Cypriot problem. In
order to achieve this, the measures put forward by the TRNC should be
accepted as they will not only contribute to normalise the relationship
between the two parties but it will also provide a fair and lasting
solution to Cyprus. It is time for the international community to
acknowledge that sustainable peace can be established insofar as
solutions meeting Turkish Cypriots' security concerns are found, the
presence of two peoples with a different language and religion as well
as a democratic legitimacy is recognized, and the union of two
political systems on the basis of mutual trust is realised. ilaires
proposées en 1993-94, à propos desquelles les parties étaient parvenues
à un accord de principe et sur lesquelles d'intenses travaux furent
menés mais qui n'ont pu aboutir du fait de désaccords relatifs à des
détails." Les nouvelles mesures de Denktas
visaient pour leur part à lever les restrictions existantes dans les
secteurs du tourisme et des transports en prévoyant que l'aéroport
international de Nicosie placé sous administration onusienne soit
ouvert à l'utilisation des deux parties, et que, dans la mesure où
l'administration chypriote-grecque l'accepte également, la Turquie
ouvre l'accès de son espace maritime et aérien aux Chypriote-grecs et
fasse débuter le commerce bilatéral. Mais ces
propositions également ne reçurent pas de réponse positive de la partie
grecque. Et les propos de Papadopoulos établissaient clairement
l'objectif avoué de son administration. Dans
les déclarations diverses que Papadopoulos a tenu à la presse
chypriote-grecque au cours des derniers mois, il défendait l'idée que
"les dettes accumulées envers le peuple et l'histoire rendent
nécessaires des aménagements au Plan Annan."
Keti Kléridès, la fille du président adjoint du parti DISI et ancien
leader de Chypre Glafkos Kléridès, accusa alors Papadopoulos de manquer
de netteté dans sa position. Keti Kléridès affirma que le fait pour
Papadopoulos de déclarer d'une part être prêt à accepter le plan Annan
comme base des négociations, et d'y ajouter ensuite une série de
conditions avait pour conséquence d'annihiler la portée de ses premiers
propos et que ce "double langage nous empêche d'être crédibles sur la
scène internationale". On trouve dans la presse
chypriote grecque un grand nombre d'articles et d'éditoriaux critiquant
de façon similaire la conduite obscure et dilatoire de Papadopoulos.
Plus récemment l'ancien leader chypriote grec
Kléridès finit par avouer dans un entretien accordé en décembre 2003 au
quotidien Mahi que "l'objectif de l'adhésion à l'Union européenne a pu
être atteint en appliquant la stratégie de ne rien accepter au cours
des négociations, de ne faire aucune concession et de faire endosser la
responsabilité de l'échec à la partie turque". A propos des
déclarations de Papadopoulos, Kléridès ajouta que "moins nous nous
exprimons mieux c'est. Nous devons nous abstenir de faire des
déclarations qui donneraient l'impression que nous sommes la partie
opposée à la résolution du problème. Dans pareil cas nous aboutirons à
rendre service aux forces qui soutiennent la Turquie dans l'Union
européenne." LES PRESSIONS DE L'UNION
EUROPEENNE Dans le Document de Stratégie de la
Commission européenne déclare approuvé en Novembre 2003 simultanément
au Rapport sur les progrès réalisés par Turquie, il est fait mention de
la "nette préférence" de l'Union pour l'adhésion de "Chypre réunifiée"
au 1er mai 2004, tout en soulignant que "l'absence d'accord pourrait
constituer un obstacle sérieux aux aspirations européennes de la
Turquie". De cette façon, la Commission européenne établit pour la
première fois un lien direct entre l'adhésion de la Turquie à l'Union
et le problème chypriote. Le commissaire européen en charge de
l'élargissement Günter Verheughen confirma d'ailleurs dans une
déclaration que le lien entre l'objectif de la Turquie d'adhérer à
l'Union et la question de Chypre avait été volontairement
établi. Or il est une réalité que l'on
s'occulte, en l'occurence que l'acceptation unilatéralement par l'UE de
la partie sud de Chypre viole les critères européens et constitue
également une violation du droit international. Pour la même raison, si
l'Union échoue à faire approuver par la Turquie cette situation
contraire au droit, elle aboutira à violer son propre droit interne.
L'Union qui a entamé les négociations d'adhésion avec les autres pays
candidats malgré leurs considérables manquements aux principes
démocratiques, est capable de formuler toutes sortes d'arguments
déraisonnés lorsqu'il s'agit de la Turquie. Le
fait de transformer la résolution du problème chypriote en une conditon
à l'adhésion de la Turquie est le fruit d'une politique irraisonnée
dans la mesure où la Turquie n'est pas l'unique responsable d'une
solution sur l'île. La Turquie ne consitue qu'une des parties en
présence et il faut attendre de ces parties qu'elles adoptent une
approche constructive. La Turquie ne peut résoudre à elle seule le
problème chypriote. Or tandis qu'une partie est acceptée
inconditionnellement dans l'Union, forcer l'autre partie à accepter des
conditions qu'elle refuse est contraire à la raison.
Au vu des derniers développements, la
communauté internationale devrait évaluer objectivement les efforts de
l'administration de la RTCN pour rétablir la paix sur l'île et rendre
une perspective d'avenir aux Chypriotes-turcs, marquant ainsi un terme
à 40 ans de lutte pour l'égalité et la liberté sur l'île. Il importe
que les pays impliqués ainsi que les organisations internationales
comme l'UE et l'ONU jettent de nouveaux pas en prenant compte à la fois
les responsabilités découlant des traités internationaux et la
détermination de la Turquie, candidate à l'Union Européenne, à résoudre
le problème chypriote. Il faudrait pour cela
également partir de la réalité que les mesures proposées par la RTCN,
tout comme elles contribueront à normaliser les relations entre les
deux parties, faciliteront une solution juste et durable à Chypre. Il
est temps que la communauté internationale reconnaisse qu'une paix
durable pourra être établie sur l'île dans la mesure où on pourra
fournir des solutions répondant aux inquiétudes des Chypriotes-turcs au
sujet de leur sécurité, ôù on reconnaitra la présence de deux peuples à
la langue et à la religion différentes et dotés d'une légitimité
démocratique, et qu'enfin l'union des deux volontés politiques se
réalisera à partir d'un cadre de confiance mutuelle.