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CYPRIOT TURKS' DEMANDS The Turkish Cypriots willing to reach an agreement on a common future, which that ensures brotherhood, security and social well-being expect the following considerations to be taken into account in the Peace Plan:  ü Cyprus should have a bi-district and bi-community structure, that should be protected;ü The plan shall state that Cyprus is the common nation to Greek and Turkish Cypriots, who  founded jointly the 1960 Republic;ü It shall establish that the federal government and the constituent states should mutually respect their respective functions and powers. Therefore, a hierarchy between the federal and national laws should not exist;ü The united "Republic of Cyprus" should lay its foundations on the constitutional principles, the Rule of Law, democracy, representative republican government, political equality between the Greek and Turkish Cypriots, bi-regionalism and the equal status of the constituent states;ü It shall be acknowledged that Greek and Turkish Cypriots have their own identity and unity,- therefore, their relations should not be majority against minority but based on the principle of political equality;ü The inhabitants of the areas of concern should be protected in their rights and interests with specific regulations and be moved to alternative location that provide the necessary conditions for their subsistence;ü Concerning those who lost their possession prior to the implementation of the agreement, their demands should be treated within the respect of international law, the principle of bi-regionalism and the individual rights of those dispossessed and those receive these properties. In this sense, but also to avoid the Turkish population a third forced displacement, the systematic and long-term letting should be preferred to the sale or exchange of the Greek Cypriots' properties in the Turkish area;ü Due to its relative wealth, the swift control of the economy by the Greek Cypriots can be foreseen. Besides, the embargo on the Turkish republic of Northern Cyprus and the Greek Cypriot businessmen leading the foreign companies located on the island would represent an unfair competition to the Turks;ü  Finally, since two of the guarantor states i.e. Greece and Britain are both EU members and Cyprus itself was unilaterally admitted as a full member, the solution to the partition of Cyprus would be significantly facilitated by Turkey's entry to the EU. THE TURKISH AND GREEK OBJECTIONS      Since the Annan Plan does not fulfil the views and demands outlined above, and referring to the sovereignty of the Turkish part which is not granted on an equal basis, the security concern which remains unsolved, and the future of the Turkish community not guaranteed, Denktas declared that the plan should be revised.      The Second Annan Plan, revised in order to take Greek-Cypriots' objections into account and presented on 10 December 2002, in fact seemed to take into consideration 70% of the Greeks' but only 30% of the Turks' demands.     The plan, which was amended twice had, in its last version, finally reached its limits after the failure of the discussion on 10 March 2003 between both sides on submitting the plan to a separate referendum in Cyprus.     In The Hague, the UN Secretary-General had invited both sides to pursue their negotiations based on the plan of 28 March and submit the final plan to a referendum on 6 April in Cyprus. Denktas expressed his people's expectations and worries concerning the plan and declared that a referendum could be held as long as an agreement on its content was reached. As for Papadopoulos, while accepting to continue the negotiations, he suggested that a two-month public-awareness campaign would be necessary before holding a referendum on the plan in the Greek part. This brought the discussions to a halt. At this occasion, Annan reacted that it was a contradiction for the Greek head of State, at the time leading the EU presidency, to propose to bring negotiations to a successful conclusion before 16 April and, on the other hand, to differ it by two months.      The " Republic of Cyprus " under Greek Cypriot administration finally signed -unilaterally- the Admission Treaty on 16  LES REQUETES DES CHYPRIOTES TURCS     Les Chypriotes turcs désireux de parvenir à un compromis au sujet d'un avenir commun qui garantirait la fraternité, la sécurité et le bien-être social attendent que les points suivants soient pris en compte dans le plan de paix:  ü Chypre doit comprendre une structure bizonale et bicommunautaire et cette structure doit être protégée ;ü Il devrait être mis en exergue que Chypre est la patrie commune des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs qui ont fondé ensemble la République en 1960;ü Il devrait être établi que le gouvernement fédéral et les Etats constituants respecteront mutuellement leurs fonctions et leurs pouvoirs respectifs. En ce sens, il ne devrait y avoir aucune hiérarchie entre les lois du gouvernement fédéral et celles des Etats constituants.ü La "République de Chypre" unie devra reposer sur les principes constitutionnels de base de la suprématie du droit, de la démocratie, du gouvernement représentatif républicain, de l'égalité politique entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, du bi régionalisme et de l'égalité de statut des Etats constituants.ü Il devrait être reconnu que les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs possèdent chacun une identité et une unité propres et que leurs relations se fondent non pas sur un lien de majorité à minorité mais sur le principe d'égalité politique.   ü Les habitants des zones sujettes à remaniements devront être protégés dans leurs droits et leurs intérêts par des règlements spécifiques et ils devront être déplacés vers des lieux d'établissement alternatifs qui offrent les conditions nécessaires à leur subsistance.ü Les demandes de ceux qui ont perdu la jouissance de leurs biens préalablement à l'entrée en vigueur de l'accord devront être traitées dans le respect à la fois du droit international, du principe du bi régionalisme et des droits individuels à la fois de ceux qui ont été dépossédés de leur biens et ceux qui en ont obtenu entre temps la jouissance. Dans ce cadre et, afin d'éviter au peuple chypriote turc un troisième déplacement forcé, la voie de la location systématique et à long terme des biens immobiliers appartenant aux Chypriotes grecs dans la partie turque de l'île devrait être préférée à la proposition de procéder à la vente ou l'échange des mêmes biens immobiliers. ü Il devrait être anticipé que, du fait de sa richesse relative, la communauté grecque prendra rapidement possession des rennes de l'économie et que, par ailleurs, l'embargo à l'encontre de la République Turque de Chypre Nord et la concentration entre les mains des hommes d'affaires Chypriotes grecs de la représentation sur l'île des société étrangères donnera lieu à une concurrence déloyale au détriment des Turcs. ü Enfin, étant donné que deux des Etats garants de Chypre, à savoir la Grèce et l'Angleterre, sont membres de l'Union européenne, et dans un contexte où Chypre a été lui-même admis unilatéralement à être membre à part entière, la solution à la partition de l'île sera grandement facilitée par l'intégration  son tour de la Turquie dans l'UE.LES OBJECTIONS TURQUES ET GRECQUES
     Du fait que le Plan Annan ne répond pas aux vues et aux requêtes reprises ci-dessus, le président de la RTCN, invoquant que la souveraineté de la partie turque n'est pas accordée sur une base égalitaire, que les inquiétudes relatives à la sécurité ne sont pas levées et que l'avenir de la communauté chypriote turque n'est pas garanti déclara que le plan devait être révisé.     Le deuxième plan Annan révisé de façon à également prendre compte les objections chypriotes grecques et présenté le 10 décembre 2002 apparaît prendre en considération à 70 % les critiques grecques et à seulement 30 % les demandes turques.     Le plan ainsi remanié par deux fois a, dans sa dernière forme, a finalement atteint ses limites suite à l'achoppement des discussions menées le 10 mars 2003 entre les deux parties au sujet de la soumission du plan à deux référendums séparés à Chypre.      A La Haye, le Secrétaire Général de l'ONU avait demandé aux parties de poursuivre leurs négociations sur la base du plan jusqu'au 28 mars et de soumettre le plan final à référendum sur l'île le 6 avril. Denktas exposa les attentes et les inquiétudes des Turcs à propos du plan et déclara que le même plan pourrait être soumis à référendum dans la mesure où les parties parviendraient à un accord sur son contenu. De son côté, Papadopoulos, tout en acceptant de poursuivre les négociations, avança qu'une campagne de sensibilisation longue de deux mois serait nécessaire avant de soumettre le plan à référendum dans la partie grecque, ce qui eut pour conséquence de mener les discussions dans l'impasse. Dès ce moment Annan fit savoir qu'il était contradictoire dans le chef de la Grèce, alors en charge de la présidence de l'UE, de proposer d'une part de faire aboutir le processus de négociation jusqu'au 16 Avril, et d'appuyer d'autre part la demande de différemment de deux mois.      La "République de Chypre" sous administration chypriote grecque signa finalement unilatéralement en date du 16 Avril 2003 le Traité d'adhésion devant lui faire intégrer l'Union Européenne à partir du 1er Mai 2004. Or la candidature à l'UE présentée par l'administration grecque de Chypre Sud est en violation de l'article premier du Traité de 1960 et sa réalisation