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THE CYPRUS ISSUE SHIFTING AWAY FROM UN CONTROL     Despite these developments, the UN began to lose its grip on the Cyprus issue as a result of Cyprus's application to the European Union in 1990 and the European Commission's decision, three year later, to reinforce its political and economics relations with the Greek part of the island during the "pre-accession" process.       In 1994, the European leaders decided at the Corfu Summit that the second enlargement process would encompass Malta and Cyprus, and, despite the opposition of Turkey and TRNC, they started accession negotiations with the Greek Cypriot administration on 31 March 1998. These negotiations, which were conducted without the participation or the consideration of the Turks, ended just before the Copenhagen Summit in December 2002, which officially declared that the Greek part of Cyprus would join the EU with nine other candidate countries.        Meanwhile Denktas, who was regarded as the main obstacle to a solution to the division of the island, demonstrated that he was open to negotiations by proposing to restart the direct discussions under UN leadership. From the 16th of December 2002, these negotiations continued with meetings every three weeks between Denktas and the Greek- Cypriot Klerides.      This process, which slowed down during the presidential election of the Greek Cypriots, took a new dimension with the Peace Plan proposed by the UN General Secretary, Kofi Annan, 11 November 2002.      This plan, which was submitted when Turkey had not inducted a government after the recent general elections and when Denktas suffered from health problems, has become since then the subject of endless discussions between the Turks and Greeks. THE ANNAN PLAN The Annan plan, as viewed by the Turkish Cypriot side, provoked the oppositions outlined below: ü A large part of the sovereignty of the two constituent states (one Greek Cypriot and the other Turkish Cypriot) will be delegated to a common state. The administration of the constituent states will be attributed to an Assembly of Representatives elected proportionally to the population, where only 12 out of 48 members will be Turks, as with the High Assembly. As a result of the population displacement recommended in the Peace Plan, the Greek Cypriots who would move to the Turkish area will give an advantage to the Greeks in terms of demands addressed to the Assembly of the Representatives. Moreover, the Executive Committee, which should be appointed by the common state would mainly be nominated by Greek Cypriots as they represent the majority. Such a structure would result in the domination of the Turkish Cypriots who therefore could not participate in the democratic system on an equal basis.ü Because the Peace plan does not ensure the equality of the parties, it cannot be considered as a union agreement.  Also, the fact that it does not confer any sovereignty to the constituent states, or mention only the sovereign rights, which are mainly imparted to the common state, it openly gives the advantage to the Greek Cypriots. ü Despite the references made to the "Common State consisting of Constituents States", the terms used in the plan does not fulfil the expectations concerning the "Constituent Union" or "political equality" to which the UN was referring. Indeed, the power in crucial areas such as foreign policy, public finances and security lies in the Central State.    ü Although the plan allows an executive body, the Council of Ministers including 4 Greek Cypriots and 2 Turkish Cypriots, the " right of the deputy Prime Minister to oppose decisions taken by the Prime Ministers" as established in previous UN projects is not part of the Annan Plan.ü Also, the proposals in the Annan Plan regarding the territorial organisation are not as advantageous as the previous UN peace plans. The situation that the Turks will face can easily be understood when considering the fact that the territorial organisation was elaborated to make it difficult to defend the Turkish areas, that it allocates 21 % of the total land, 65% of the cultivable lands and almost all the water resources to the Greek Cypriots, and that 45,000 Turks will be displaced to the south of the island and those from the north will never regain their possessions in the northern area. ü Another concern is the financial consequences linked to the Turks' displacement from their land of origin, which are a loss of 200 millions dollars in the agricultural, banking and industry, a 50% decline in revenue for the Republic of Northern Cyprus, 15,000 redundancies and the transfer to the Greek Cypriots of 160 of production sites, 442 retailers and 118 hotels, and finally 553 companies closing down. This will generate an economic slump in the Turkish Cypriot area.ü Finally, the status of "guarantors of Cyprus" granted to Turkey until now and which is vital for the Turkish Cypriots due to the past events, will become ineffective by the Annan Plan. It acknowledges that each community is entitled to a small defence unit with an undetermined number of soldiers as well as, to a larger extent, the right to the protection of an international force. LE PROBLEME SORT DU CONTRÔLE DE L'ONU      Malgré ces développements, le problème de Chypre commença à échapper au contrôle de l'ONU suite à la candidature de Chypre à l'Union européenne en juillet 1990 et la décision, trois années plus tard, prise par la Commission européenne de renforcer les relations politiques et économiques avec la partie grecque de l'île dans le cadre du processus de "pré adhésion".      En 1994, les leaders européens décidèrent lors du Sommet de Corfou que Malte et Chypre feraient partie de la deuxième vague d'élargissement de l'UE et, malgré l'opposition de la Turquie et de la RTCN, ils entamèrent les négociations d'adhésion avec l'administration chypriote grecque le 31 Mars 1998. Ces mêmes négociations qui furent menées sans la participation ni la prise en compte des vues turques furent clôturées peu avant le Sommet de Copenhague de décembre 2002 qui proclama officiellement que l'administration grecque de Chypre deviendrait membre de l'UE en même temps que les neuf autres pays candidats.       Entre temps Denktas, qui avait été jusqu'alors considéré comme le principal obstacle à une solution à la partition de l'île, endossa le rôle de la partie ouverte en tous points à la négociation en proposant la reprise des discussions directes menées sous l'égide de l'ONU. A partir du 16 janvier 2002, ces mêmes négociations se poursuivirent au rythme de rencontres toutes les trois semaines entre Denktas et le président chypriote grec Kléridès.      Ce processus qui ralentit le temps des élections présidentielles chypriote grecques prit un nouveau tournant avec la proposition du Plan de Paix du Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan, le 11 Novembre 2002.      Ce plan qui fut soumis à une époque où la Turquie, au sortir d'élections générales, ne comptait pas encore de gouvernement institué et où Denktas traversait des problèmes de santé est depuis lors l'objet de discussions interminables entre les parties grecque et turque. LE PLAN ANNAN      Le plan Annan tel qu'abordé du point de vue de la partie chypriote turque donne lieu à des objections qui peuvent être résumées comme suit: ü Une grande partie de la souveraineté des deux Etats constituants (l'un chypriote grec et l'autre chypriote turc) sera délégué à l'Etat commun. Il est en outre prévu que l'administration des Etats constituants sera confiée à un Assemblée des Représentants élue proportionnellement à la population et dont seuls 12 membres sur 48 seraient Turcs, de même qu'à la Haute Assemblée comprenant 48 représentants pour moitié turcs. Or, en conséquence des déplacements de population prévus dans le Plan de paix l'arrivée des Chypriotes grecs devant migrer dans la partie turque aurait pour effet de conférer aux Grecs un avantage pour toutes les questions adressées à l'Assemblée des Représentants et, de même, le Comité Exécutif devant être élu par l'Etat commun serait également essentiellement nommé par les Chypriotes grecs du fait de leur présence majoritaire. Une telle organisation reviendrait à établir une domination sur les Chypriotes turcs qui ne participeraient donc pas au système démocratique sur une base égale.ü Vu de ce point de vue et, étant donné que l'égalité entre les parties n'est pas assurée, le plan de paix ne peut être considéré comme un accord d'union. Du fait qu'il ne confère pas de souveraineté aux Etats constituants, qu'il parle uniquement de droits souverains et que la souveraineté appartient principalement à l'Etat commun il confère ouvertement l'avantage aux Chypriotes grecs.ü Bien qu'il fasse référence à un "Etat commun" composé d'"Etats constituants", les expressions contenues dans le plan ne répondent pas aux attentes relatives à "l'union constitutive" ou à "l'égalité politique" auxquelles faisaient référence l'ONU. De fait, l'ensemble des pouvoirs dans des domaines critiques comme la politique étrangère, les finances publiques et la sécurité est laissé à l'Etat central.ü Bien que le plan prévoit comme organe exécutif un Conseil Ministériel composé de 4 Chypriotes grecs et de 2 Chypriotes turcs, le "droit du ministre adjoint de s'opposer aux décisions du premier ministre" prévu dans les projets antérieurs de l'ONU n'est pas repris non plus dans le plan Annan. ü Par ailleurs, les parties du plan Annan qui traitent de l'organisation territoriale sont également en retrait par rapport aux précédents plans de paix de l'ONU. On peut en effet aisément saisir la situation dans laquelle tomberont les Turcs lorsqu'on réfléchit aux faits que l'organisation territoriale a été élaborée de façon à rendre difficile la défense des  zones turques, qu'elle attribue 21 % des terres actuelles, 65 % des terres arables et près de l'ensemble des ressources en eau aux Chypriotes grecs,  que près de 45 mille Turcs seront déplacés vers le sud de l'île et que ceux du Nord ne pourront jamais recouvrir les biens qu'ils possèdent dans la partie nord de Chypre. ü Un autre point qui suscite des inquiétudes concerne les conséquences financières du déplacement des Turcs de leur terres d'origine, à savoir: une perte d'au moins 200 millions de dollars liée aux industries agricole, bancaire et de production, une régression de 50% du revenu de la République de Chypre Nord, la perte de 15.000 emplois, le transfert aux Chypriotes grecs de 160 unités de production, 442 commerces et 118 hôtels et restaurants, et, enfin, la fermeture de 553 lieux de travail, avec pour effets cumulés de plonger l'économie de la communauté chypriote turque dans le marasme. Enfin, le statut de "garant de Chypre" accordé jusqu'alors à la Turquie et qui revêt une importance vitale aux yeux des Chypriotes turcs au vu des expériences passées, sera rendu ineffectif par le plan Annan qui reconnaît  chacune des deux communautés le droit à une petite force de défense au nombre de soldats indéterminé ainsi que de façon plus générale le droit au bouclier d'une force internationale.