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to Turkey in the Guarantee Treaty signed in 1959 and which came into force in 1960, simultaneously with the creation of the Republic of Cyprus. This treaty which confers to Turkey, Greece and Britain the status of "guarantors" as indicated in Article 2: "Greece the United Kingdom and Turkey, taking note of the undertakings by the Republic of Cyprus embodied in Article 1, recognise and guarantee the independence, territorial integrity and security of the Republic of Cyprus, and also the provisions of the basic articles of its Constitution".      As for the ability of the States endowed with the right to intervene individually or jointly on the island in case the current order was challenged/questioned, Article 3 reads:  "In so far as common or concerted action may prove impossible, each of the three guaranteeing Powers reserves the right to take action with the sole aim of re-establishing the state of affairs established by the present Treaty".       Following the coup d'état of the junta in Athens on 15 July 1974, with the support of the Greek cypriots partisans aiming to achieve Enosis, Turkey landed in Cyprus on 20 July under the "Cyprus Peace Operation" , the purpose of which was to save Turk Cypriots and prevent any further attacks against them and the annexation of the island by Greece, in violation of the international treaties.    Turkey had previously sent a request to Britain for a joint intervention. However, as Britain did not express the expected intention, Ankara decided to intervene on an individual basis in line with the Treaty of Guarantee.    The international community recognised the legitimacy of the Turkish intervention on several key occasions.    Indeed, the Council of Europe, which met nine days after the Turkish intervention in Cyprus, condemned, in a decision taken on 29 July 1974, the coup d'état of the Greek junta and stressed that Turkey had made use of her right to intervene in accordance with Article 4 of the Treaty of Guarantee following the failure of the diplomatic path to re-establish order peacefully on the island. Article Three of resolution 573 of the Council of Europe declares: "Regretting the failure of the attempt to reach a diplomatic settlement which led the Turkish Government to exercise its right of intervention in accordance with Article 4 of the Guarantee Treaty of 1960".      Furthermore, the Athens Court of Appeal, in decision No. 2658/79, 21 March 1979, stated: "The Turkish military intervention in Cyprus, which was carried out in accordance with the Zurich and London Accords, was legal. Turkey, as one of the Guarantor Powers, had the right to fulfil her obligations. The real culprits are the Greek officers against whom legal actions are undertaken."     In the meantime, the Greek -Cypriots National Guardsmen and EOKA-B continued attacks against units of the Turkish population. Hundreds of Turkish Cypriots were assassinated, and entire villages were destroyed. The night of 20 July 1974, Turkey accepted a cease-fire voted for by the UN's Council of Security. The Turkish intervention resulted in the collapse of the junta in Greece and its Cyprus antenna, as well as the Nikos Sampson government.      After the armistice decision, Foreign Ministers of Turkey, Greece and England attended the first Geneva Conference on 25 July 1974. The conference ended on 30 July and the following decisions, in line with Turkey's demands, were accepted and declared: "A security zone will be established in the island; Turkish regions invaded by Greeks and Cypriot Greeks shall be evacuated immediately, military and civilian captives shall be exchanged, a constitutional government shall be established, and when peace is ensured, there will be two autonomous administrations in the Republic of Cyprus, namely the Cypriot Turkish community and the Cypriot Greek community".     With this agreement, it was hoped that the attacks by the National Guardsmen and EOKA-B on the Cypriot Turkish community would end. However, the National Guardsmen and EOKA-B did not evacuate the regions they had occupied and refused to release their captives when the 2nd Geneva Conference began on 8 August. Whereas Turkish Cypriots evacuated Greek villages around Limasol and Larnaka, the Greek-Cypriot forces continued attacking Turkish villages.     In addition, at the 2nd Conference in Geneva, Cypriot Greek and Greek delegates denied the issues that the Greek Foreign Minister had consented to at the 1st Conference. Greeks - Cypriot Greeks brought unacceptable recommendations during the talks, with the objective of dragging the issue. They tried to destabilise the existing power balance by strategically involving certain states, whether related or not to the Cyprus issue, thus giving time to Greece to prepare forces and send them to Cyprus.     Turkey saw that it was impossible to agree with the Greeks and Cypriot Greeks' coalition and decided to complete the campaign, that was suspended during the cease-fire agreement. The operation began on 14 August and ended on 16 August. Turkish forces reached Magosa at one end, Lefke at the other and thereby determined today's borders of the Turkish-Cypriot state. conférés à la Turquie en vertu du Traité de Garantie signé en 1959 et entré en vigueur en 1960 simultanément à la création de la République de Chypre. Ce Traité qui confère à la Turquie, la Grèce et l'Angleterre le statut de "garants" dispose en son deuxième article que: "La Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, prenant en compte les responsabilités de la République de Chypre telles qu'énoncées à l'article premier, reconnaissent et garantissent l'indépendance, l'intégrité territoriale, la sécurité ainsi que l'ordre établi par les articles de bases de la Constitution de l' l'Etat."     La faculté des Etats dotés du rôle de garant d'intervenir individuellement ou conjointement sur l'île dans le cas où l'ordre en vigueur serait remis en cause est quant à lui établi par le dernier paragraphe de l'article 4 comme suit: "Dans le cas où une intervention commune ou concertée n'est pas possible, chacun des trois pays garants se réserve le droit d'intervenir séparément pour rétablir l'ordre institué par le présent accord".     Suite au coup d'Etat organisé le 15 Juillet 1974 par la junte militaire d'Athènes avec l'appui de leurs partisans Chypriotes grecs dans le but de réaliser l'énosis, la Turquie procéda au Débarquement pour la Paix à Chypre le 20 juillet, avec pour objectif de sauver les Chypriotes turcs, mettre fin aux attaques à leur encontre et empêcher l'annexion de l'île à la Grèce en violation des traités internationaux.       A cette fin la Turquie fit d'abord parvenir à l'Angleterre une demande d'intervention conjointe. Mais l'Angleterre ne manifestant pas l'intérêt attendu, Ankara décida alors d'intervenir sur une base individuelle conformément au Traité de Garantie.     La communauté internationale reconnue à plusieurs occasions la légitimité de l'intervention turque.      En ce sens, le Conseil de l'Europe, réuni neuf jour après l'intervention turque à Chypre condamna dans une décision prise le 29 juillet 1974 le coup d'Etat réalisé par la junte grecque et souligna que la Turquie avait utilisé son droit d'intervenir conformément à l'article 4 du Traité de Garantie suite à l'échec des efforts diplomatiques pour rétablir pacifiquement l'ordre sur l'île. Le troisième article de cette résolution n°573 du Conseil de l'Europe est formulé comme suit: "Etant donné qu'il n'a pas pu y avoir d'accord établi par voies diplomatiques sur l'île, la Turquie a fait recours à son droit d'intervenir en vertu de l'article 4 du Traité de Garantie."     La Cour d'Arbitrage d'Athènes établit à son tour dans sa décision 2658/79 du 21 mars 1979 que "l'intervention de la Turquie à Chypre dans le cadre des accords de Zürich et de Londres est légitime. Les véritables responsables sont les officiers grecs à l'encontre desquels des procès ont été ouverts."      Entre temps la Garde Nationale Chypriote grecque et l'EOKA-B poursuivaient leurs attaques à l'encontre des unités de peuplement turc. Des centaines de Chypriotes turcs furent assassinés et des villages entiers furent détruits et brûlés. Le soir du 20 juillet 1974, la Turquie accepta l'accord de cessez-le-feu du Conseil de Sécurité de l'ONU. En conséquence de l'intervention turque la junte militaire en Grèce et son satellite à Chypre, le gouvernement de Nikos Sampson furent tous deux destitués.      Consécutivement à l'accord de cessez-le-feu, les ministres des Affaires Etrangères de la Turquie, de la Grèce et de l'Angleterre entamèrent leurs pourparlers dans le cadre de la Première Conférence de Genève. A l'issue de cette Conférence qui s'acheva le 30 juillet furent reconnus et proclamés, dans le sens des demandes turques: "la création d'une zone de sécurité su l'île, le retrait des Grecs des régions de peuplement turc assiégées, l'échange ou la libération des militaires et des civils emprisonnés, le rétablissement de la paix et l'établissement simultané d'un gouvernement conforme à la constitution et à la présence de deux administrations autonomes consitutées par la communauté turque et la communauté grecque de la République de Chypre."     Les chefs d'Etat espéraient que cet accord mettrait fin aux attaques perpétrées par la Garde Nationale et l'EOKA-B à l'encontre des Turcs à Chypre. Cependant, alors que débutait le 8 août la Deuxième Conférence de Genève, la Garde Nationale et l'EOKA-B, de même qu'ils ne se retirèrent pas des régions occupées, refusèrent de libérer leurs prisonniers. Tandis que les Chypriotes turcs se retiraient pour leur part d'un village grec aux abords de Limasol et de Larnaka, les forces chypriotes grecques poursuivrent leurs attaques contre les villages turcs.      Dans le même temps, les délégués grecs et chypriotes grecs présents à la Deuxième Conférence de Genève se mirent à récuser les éléments précédemment acceptés par le ministre des affaires étrangères grec lors de la Première Conférence. Dans le but de faire achopper les discussions, la même coalition avança des propositions inacceptables aux autres parties et compliqua l'équilibre des forces en présence en impliquant stratégiquement d'autres pays concernés ou non par la question chypriote. Les mêmes délégués grecs et chypriotes grecs anticipaient que la Grèce achèverait entre temps ses préparatifs visant à envoyer une force militaire à Chypre.      Saisissant qu'un accord ne pourrait aboutir avec la coalition formée des Grecs et des Chypriotes grecs, la Turquie décida de faire aboutir son intervention à Chypre qui avait été mise en suspend par l'accord de cessez-le-feu. Au terme de trois jours de débarquement entre les 14 et 16 Août les frontières de la partir chypriote turque actuelle s'étendant à Magosa d'une part Magosa et Lefke d'autre part furent tracées.     Le Comité spécial qui fut créé par le Parlement britannique afin d'examiner l'intervention militaire turque à Chypre établit en 1976 dans son rapport que "étant donné qu'il était impossible aux forces turques de défendre les zones atteintes lors du premier débarquement sur l'île il était inévitable qu'elles procèdent à une seconde intervention." Lord Neval déclara lui-même que "si l'intervention turque n'avait pas eu lieu en 1976 il n'y aurait plus de Turcs sur l'île." La découverte au cours de l'intervention de charniers locaux comme à Murataga, Atilar ou à Sandallar démontrèrent en effet dans quelle mesure la