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THE CONSTITUTION     In accordance with the Constitution of Cyprus, formally signed during the ceremonial of April 6th 1960:ü In the island, there were two communities, that is, the Turkish and Greek Cypriot communities to carry on their peculiar characteristics. The council to represent the two communities would ensure joint action in all affairs. A Legislative Council would be established for the administration of the Republic. 70 % of its members would be Greek and 30 % Turks. The Republic administration would be the "Presidency" system. The president would be Greek and his deputy Turkish. The executive power would belong to the President and Deputy President and they would have a government with 7 Greek Cypriot and 3 Turkish members. All the decisions at the Board of Ministers had to be made with absolute majority. The President and Deputy President had the right to veto. The ratio of 70 % - 30 % would apply to the administrations and municipalities. The quarters constituted by almost 100 % Turkish or Greek Cypriot communities would be administered by the officials of that community. In addition, five independent Turkish municipalities would be established in five major cities. Turks and Greek Cypriots would have separate courts. Besides, a Supreme Court of Justice constituted by two Cypriot-Greek and one Turkish member would be established over these courts. The president of this court would be an impartial man of law.ü The ratio of Greek Cypriots to Turks in the Republican army, Gendarmerie and police organisations would be 60 % to 40 %. The official languages of the Republic were Turkish and Greek. The national and local festivals of Turkey and Greece should be celebrated by the communities on the island.ü A regiment of 650 troops would be sent from Turkey and a regiment of 950 from Greece for the protection of the island. Moreover, the three allied states would be able to intervene jointly or separately in the event that the security and sovereignty of the island or the Republic was in danger.     A peculiar republican administration was thus established on the island. This republic was composed of two communities, each one of which had its specific characteristics and was determined to maintain them. The current Constitution could operate only through the goodwill and cooperation of the two parties. However, the Greek Cypriot party and Greeks that were obliged to sit at the negotiation table and sign the treaties against their will, considered the Republic of Cyprus as a transition period. For these reasons, the joint Turkish and Greek Cypriot Republic of Cyprus was to last only three years. The evidence of Greeks' intentions concerning the future of the island was disclosed in a speech that Makarios gave on March 13th 1963 when stating: "The Zurich and London Treaties which led to the foundation of the Republic of Cyprus were the results of the conditions ongoing at that time. The purpose of the Cyprus Struggle was not to found a Republic. The treaties only laid the foundation"     Makarios, who did not want to apply the Constitution of the Republic of Turkey, recommended the termination of the rights given to Turks in the Constitution first and then cancellation of guarantee and alliance agreements. To make this accepted, he chose the time when the government in Turkey was in a crisis, Karamanlis lost power and Papandreou who did not recognize the London and Zurich Agreements, became Prime Minister.     The "amendment" proposal of 13 articles aiming to reduce the Cypriot Turks to a status of "minority", which Archbishop Makarios submitted to Turkey on 30 November 1963, was rejected by Cypriot Turks immediately and by Turkey on 6 December 1963. Makarios prepared the constitutional amendment proposal, though was concerned that Turkey would reject it. So, he put his plans into effect to annihilate Turks and get hold of Cyprus. EOKA, which had 20,000 members and had been established to achieve this goal, was equipped with modern weaponry and prepared for action. It killed over 500 Turks, burning down 103 Turkish villages and forcing tens of thousands of Turks to migrate. EOKA then went by the name EOKA-B in the Sampson coup on 15 July 1974, and this time pointed its weapons at its own community, killing 2,000 Greek Cypriots.     Meanwhile, clashes continued in Cyprus. The coupists declared martial law, and soon captured Nicosia and Girne. Nikos Sampson announced that a "Hellenistic Republic" was founded in Cyprus and thus took a considerable step towards the path to "Enosis". THE TURKISH STRUGGLE     Faced with the attempts by Greece and the Cypriot Greeks to perpetuate an ethnical cleansing against the Turks in Cyprus, Turkey fulfilled of her responsibilities towards her compatriots with a military intervention in Cyprus, thus ending eleven years of bloodshed.      The Turkish intervention in Cyprus was conformed with the rights endowed  LA CONSTITUTION En vertu de la Constitution de Chypre formellement signée au cours d'une cérémonie le 6 Avril 1960: ü L'île comporte deux communautés, à savoir les communautés turque et grecque qui pourront chacune continuer à cultiver leur particularités. Les deux assemblées nationales qui les représentent oeuvreront à la conduite commune de toutes les affaires publiques. Une Assemblée Législative sera créée afin d'administrer la République et sera constituée à 70% de Chypriotes grecs et 30% de Chypriotes turcs. La direction de la République sera à son tour basée sur le système présidentiel comportant un président d'origine grecque et un adjoint d'origine turque. Le pouvoir exécutif appartient au président et à son adjoint qui disposeront d'un gouvernement composé de 7 ministres grecs et de 3 ministres turcs. Les décisions au sein du Conseil des Ministres seront prises à la majorité qualifiée. Le président et son adjoint y disposeront d'un droit de veto. A l'échelle des municipalités et des administrations locales, la proportion de représentation de 70%-30% sera respectée ; leurs quartiers quasi exclusivement composés de Turcs ou de Grecs seront pour leur part administrés par les représentants des communautés concernées. En outre, cinq municipalités indépendantes turques seront créées dans les cinq villes principales de l'île. Les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs disposeront de tribunaux différents chapeautés par la Haute Cour de Justice présidée par un juriste neutre et composée de deux juges grecs et d'un juge turc.   ü L'armée, la police et la gendarmerie seront composées à 60% de Chypriotes grecs et à 40% de Chypriotes turcs. De même qu'il est établi que les langues officielles de la République de Chypre sont le turc et le grec, les deux communautés pourront librement célébrer sur l'île les fêtes nationales et locales de Turquie et de Grèce.   ü Afin de protéger l'île, la Turquie et la Grèce enverront  chacun un régiment respectivement de 650 et 950 soldats; en outre, dans les cas où la République serait menacée dans sa sécurité ou son intégrité territoriale les trois Etats Garants pourront intervenir individuellement ou ensemble pour rétablir la situation sur l'île.       Comme on peut le constater, il avait été établi sur l'île un système suis generis d'administration de la République. Il était dans le même temps reconnu et accepté que la République se composait de deux nations différentes chacune dotée de ses spécificités nationales. La Constitution ne pouvait toutefois être appliquée qu'en comptant sur la bonne volonté et la collaboration des deux parties. Or, les Chypriotes grecs et la Grèce qui avaient participé aux négociations et signé contre leur volonté les Traités constitutifs considérèrent la République de Chypriote comme une "étape de transition". Pour cette même raison la République composée par l'association des communautés turque et grecque ne dura que trois ans. La preuve des intentions grecques quant au futur de l'île fut fournie par le discours prononcé par Makarios le 13 Mars 1963 dans lequel il établissait que "les Accords de Zurich et de Londres fondant la République de Chypre sont le fruit des conditions qui prévalaient à l'époque de leur signature. Le but de la lutte à Chypre n'est pas la création d'une République et les accords se sont limités à en établir les fondations".      Makarios qui refusait ainsi d'appliquer la constitution en vigueur proposa en premier lieu d'abolir les droits constitutionnels octroyés aux Turcs ainsi que de révoquer les Traités de Garantie et d'Alliance. Et, pour parvenir à faire accepter ces changements, il choisit une période où d'une part il régnait en Turquie une crise gouvernementale et d'autre part en Grèce, Papandreou, connu pour récuser les Accords de Zurich et de Londres, succédait à Karamanlis au poste de premier ministre.       La proposition de modification constitutionnelle en 13 points soumise le 30 novembre 1963 par l'archevêque Makarios à la Turquie visait à faire régresser les Chypriotes turcs au statut de "minorité". Elle fut immédiatement rejetée par ces derniers ainsi que par la Turquie en date du 6 décembre 1963. Conscient dès le départ que son amendement constitutionnel ne serait pas accepté par la Turquie, Makarios décida alors de mettre en oeuvre ses plans visant cette fois à conquérir Chypre en en supprimant les Turcs en son sein. L'organisation terroriste EOKA, créée dans le même but fut alors réactivée. Forte de 20 mille personnes et dotée des armes les plus modernes de l'époque, l'EOKA mit en feu 103 villages turcs, assassina plus de 500 turcs et en força des dizaine de milliers d'autres à l'exode. L'EOKA qui réapparut ensuite sous le nom de "EOKA-B" lors du coup d'état mené par Sampson le 15 juillet 1974 se retourna ensuite contre son propre peuple en assassinant 2000 Chypriotes grecs.      Tandis que les combats continuaient, les putschistes proclamèrent leur stricte autorité sur l'île et contrôlèrent très rapidement Nicosie et Girne. Nikos Sampson proclama la création d'une "République Hellénique" et accomplit de la sorte un pas important vers la réalisation de l'énosis. LA LUTTE TURQUE     Face aux tentatives de la Grèce et des Chypriotes grecs de nettoyage ethnique des Turcs à Chypre, la Turquie mis en oeuvre ses responsabilités envers ses concitoyens en intervenant militairement à Chypre, mettant par là même un terme à onze années de heurts sanglants.        Cette intervention turque à Chypre fut menée conformément aux droits