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2002 Progress Report for Turkey was published on 9 October 2002 along with the Strategy Paper introducing proposals on methods to be applied in the future, within the framework of the enlargement process.   In various sections of both texts, the political reforms realized are characterized by a fundamental step towards meeting the Copenhagen criteria. The issues concerning our alignment with the economic criteria and the Community acquis are also treated in a generally satisfactory manner.    Nevertheless, the 2002 Regular Report concluded that Turkey had not yet fully met the political criteria, that there were deficiencies in implementation and that further progress needs to be recorded in all areas.       In the Strategy Paper, the Commission brought forward a number of recommendations concerning the next stage of Turkey's application. Foremost among them are the revision of the Accession Partnership, the deepening of the Customs Union, the intensification of the legislative scrutiny process and the increasing of the preaccession financial assistance. However, these recommendations again fell short of meeting Turkey's expectations.  Copenhagen European Council    At the Copenhagen European Council of 1213 December 2002, the EU took decisions of historic significance concerning its next enlargement. It was decided that ten candidate countries (Hungary, Poland, the Czech Republic, Estonia, Latvia, Lithuania, Malta, "Cyprus", Slovenia, Slovakia) would be members of the EU as of 1 May 2004. Concerning Bulgaria and Romania, the European Council reaffirmed the objective to welcome these two states as members in 2007.       As regards Turkey, The Copenhagen European Council decided that "if the European Council in December 2004, on the basis of a report and a recommendation from the Commission, decides that Turkey fulfils the Copenhagen political criteria, the EU will open negotiations without delay." In order to assist Turkey towards EU membership and in accordance with the Commission's recommendations in the 2002 Strategy Paper, it was also decided in Copenhagen that: the accession strategy for Turkey would be strengthened; the process of legislative scrutiny would be intensified; the Customs Union would be extended and deepened, and the Union would significantly increase its preaccession financial assistance for Turkey (up to a total of 1050 million Euros for the 20032006 period).       The decisions taken at the Copenhagen European Council fell short of Turkey's expectations but were nevertheless perceived as the basis of a new stage in the relations with the EU.      Turkey's efforts towards alignment with the economic criteria and the EU Acquis will be pursued as before. The country is determined to finalize pending legislative measures and intensify its efforts towards the implementation of the reforms adopted in the context of the political criteria. Turkey regards compliance with the political criteria for the attainment of EU standards as a continuous goal to be pursued after membership. The objective is to secure a favorable opinion from the Commission in its 2004 Regular Report that Turkey has fulfilled the Copenhagen Political criteria and that accession negotiations can start in 2005. Vers l'UE par Oðuz Demiralp     L'adhésion à l'Union européenne s'inscrit dans le mouvement naturel de l'histoire des Turcs. La Turquie vit avec l'Europe depuis le XIIIème siècle. Elle a d'ailleurs toujours été considérée comme faisant partie des Balkans au long de l'histoire. Il est par ailleurs impossible d'envisager l'histoire de l'Europe sans l'Anatolie.    Les différences dont on affirme qu'elles existent entre la Turquie et l'Europe sont d'ordre religieux. Ces différences sont apparues avec le temps, en raison du fait que l'empire ottoman n'a pu vivre avec l'Europe de la Renaissance et le siècle des Lumières. L'empire ottoman a certes voulu, au XIXème siècle, combler le fossé qui s'était ainsi creusé avec l'Europe, mais n'y a pas réussi. Il faut toutefois bien se souvenir qu'il avait été inclus dans le " concert européen ", n'échappant malheureusement pas à la dénomination de " homme malade de l'Europe ", ni à la chute à l'issue de la Première guerre mondiale.    La Turquie s'est relevée avec la fondation de la République en 1923, cette fois sous l'apparence d'un homme jeune et dynamique. Cette république toute neuve, laïque et démocratique, a vécu sa Renaissance et sa période des Lumières avec les réformes initiées par Mustafa Kemal Atatürk. Elle s'est toujours tournée vers l'occident, et a pris le mode de vie européen pour modèle. C'est avec les pays d'Europe qu'elle a noué les relations les plus étroites et les plus qualitatives. Quant à nos relations avec l'Union européenne, elles sont vieilles de 40 ans.    D'autre part, quelque trois millions de citoyens turcs vivent dans les pays européens. Ce chiffre dépasse le nombre de la population totale de certains pays membres de l'Union européenne. Nos citoyens, travailleurs et disciplinés, sont une partie agissante de la vie politique, économique, sociale et culturelle des pays où ils résident.    Ce sont là les raisons pour lesquelles l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne est un processus naturel. Ce sont également les raisons pour lesquelles l'adhésion à l'Union européenne est depuis longtemps l'objectif prioritaire de la Turquie. Une grande majorité de la population turque est favorable à cette adhésion.    Avec ses 300 milliards de dollars de PNB, la Turquie représente la 78ème plus puissante économie européenne. L'adhésion de la Turquie à l'UE assurera dès lors le renforcement du marché intérieur.    Membre de l'OTAN depuis 1952, la Turquie a contribué jusqu’à ce jour à la défense de l'Europe, et est déterminée à poursuivre cette tâche.    En résumé, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne fera de celleci une Union plus forte et plus riche. Une fois membre de l'UE, la Turquie y jouera un rôle essentiel, avec son caractère extraverti et entreprenant, sa population et son économie dynamiques, et avec sa force politique et stratégique particulières. Tant l'Union européenne que la Turquie se positionneront de manière plus forte et plus active sur la scène mondiale.    Il va de soi que faire partie d'un club implique le respect des conditions d'adhésion à ce club. La voie qui mène à l'Union européenne n'est pas dépourvue de difficultés. Il y a d'importants pas à franchir. La Turquie en est consciente et agit dans ce sens. Les réformes entreprises par notre Gouvernement et les pas franchis  pour répondre aux critères d'adhésion contribuent en fait à assurer à nos concitoyens un niveau de vie plus élevé, plus sain et de meilleure qualité. C'est pourquoi l'adhésion à l'Union européenne n'est pas seulement un objectif pour notre pays, mais aussi un moyen considérable d’élever le citoyen turc au niveau de civilisation qu'il mérite.    A l'heure actuelle, les travaux d'harmonisation législative destinés à remplir les critères de Copenhague, qui sont une condition préalable aux négociations d'adhésion à l'UE, sont achevés pour une bonne part. Sept "paquets" de lois d'harmonisation ont consacré un ensemble de réformes substantielles, en même temps que les modifications constitutionnelles ont été opérées pour renforcer et garantir les dispositions en matière de droits et libertés fondamentaux, de démocratie, de suprématie du droit, et de sauvegarde des droits de l'homme. Des pas importants sont également franchis dans le domaine des critères économiques de Copenhague, bien qu'il ne s'agisse pas d'une condition préalable à l'ouverture des négociations d'adhésion. L'infrastructure légale pour l'harmonisation à l'UE en la matière est pratiquement mise en place.    L'Union européenne représente un ensemble de valeurs universellement reconnu aujourd'hui. La liberté, la démocratie, le respect des droits et libertés fondamentaux, l'attachement aux principes de l'Etat de droit, le pluralisme, la tolérance, la solidarité et le refus des discriminations font partie des valeurs communes reconnues dans les pays membres de l'UE. La Turquie a fait siennes ces valeurs. C'est pourquoi la Turquie donnera au monde le message que des pays provenant de cultures différentes peuvent s'unir sur la base des valeurs universelles. L'adhésion de la Turquie prouvera en même temps, et contrairement à ce que d'aucuns affirment, que le choc des civilisations n'est pas inéluctable.    La Turquie attend des membres de l'Union européenne qu'ils prennent en décembre 2004 une décision positive à l'égard de la Turquie en mesurant les avantages qu'offrira sa future adhésion. Des erreurs ont été commises dans le passé dans les relations entre la Turquie et l'Union européenne. Nous souhaitons qu'une erreur semblable ne se reproduise pas en décembre 2004. L'ouverture sans délai des négociations d'adhésion avec la Turquie, conformément à la décision qui sera prise alors, sera garantie du succès de leur avenir tant pour l'Union européenne que pour la Turquie.