Atelier
d'Art Urbain Þefik Birkiye Une architecture proche des habitants à
l'origine de la création de l'Atelier d'Art
Urbain Après avoir effectué des études
d'architecture à l'Institut supérieur de La Cambre (1979) et une
licence en architecture urbaine à l'UCL (1979), j'ai fondé l'Atelier
d'Art Urbain en 1979. Trois amis, également
issus de La Cambre, Dominique Delbrouck, Chris-tian Sibilde et Grégoire
de Jerphanion, m'ont rapidement rejoint. A
l'époque, il y avait un esprit de contestation - initié par Mai 68 -
qui soufflait dans les écoles
d'architecture. Nous recherchions quelque
chose qui colle avec le cadre de vie. Nous voulions un débat avec
les habitants. Il faut les écouter. Nous sommes partisans
d'impliquer les habitants dans un projet. Un
architecte est avant tout un citoyen qui doit lutter pour ses idées,
s'engager civiquement et socialement dans le débat sur la
ville. Il faut penser pour les autres, avec les
autres. En cela, l'architecture est une chose publique.Une
certaine vision de l'architecture : "le réalisme idéaliste
" La vocation de notre bureau est dédiée à la
reconversion des villes. La question du devenir
des villes, qui nous préoccupe tous les jours, est le point de départ
de tous nos projets. Un bâtiment ne s'inscrit
pas dans un désert, il y a un environnement, une rue, un quartier, une
ville. L'archi-tecture doit se vivre et ne peut pas s'imposer
sans aucun respect de ce qui l'entoure. Le
modernisme voulait faire table rase du passé, il a rompu le fil du
passé. C'est une erreur car si le fil est cassé, il n'y a plus
rien à léguer. L'architecture ne doit pas être
la pratique d'un savoir-faire, mais une vision du monde, sinon il n'y a
pas de cohérence dans l'œuvre. Il s'agit d'une
démarche créative qui tient compte des acquis du passé - elle est donc
classique - mais en phase avec son époque. Notre architecture se
veut avant tout une architecture in-tégrée dans la vie urbaine.
Nous voulons une continuité dans le paysage.
Autrement dit : s'inspirer - sans jamais la copier - de l'architecture
régionale, de ses modes de vie, de ses formes et de ses
matériaux. Nous puisons notre inspiration dans
les formes et proportions existantes pour les traduire dans des
im-meubles contemporains. Innover certes, mas
sans heurter et avec l'adhésion de chacun.Une méthodologie qui
s'exporte naturellement Notre architecture a sa
propre image forte, riche d'un vocabulaire et d'une langue claire qui
se reconnaissent immédiatement dans nos
projets. Cette spécificité et notre volonté de
s'inspirer des architectures locales nous permettent de travailler dans
tous les pays. En témoignent nos projets au
Caire (Nile City Financial Center), à Paris (siège de Disney), aux
British Virgin Islands (école culinaire et hôtel).
Partout, notre démarche consiste à réunir
autour de la table les différents partenaires, à analyser leurs besoins
et à traduire fidèlement leur vision.Esthétisme et développement
durable Les bâtiments sont faits pour être
utilisés et il faudrait pouvoir en user le plus longtemps
possible. Ce sont les objets qui ne sont pas consommés qui
donnent un sens à la continuité des cultures et des
civilisations. Même si la qualité technique de
la construction dans notre pays n'est plus à démontrer, trop souvent,
elle tend à transformer les bâtiments en produits
éphémères. Or le bâtiment dure et l'esthétisme
a aussi son utilité. Alors pourquoi construire avec un tel soin
des bâtiments qui vieillissent prématurément faute d'avoir été érigés
dans un souci esthétique ? La diversité des
détails concourt, à nos yeux, à la qualité architecturale d'une ville
et ce sont ces mêmes détails qui confèrent une dimension humaine à
l'immeuble. La recherche de la qualité relève
aussi de la responsabilité de l'architecte. Cette quête doit se
traduire dans le choix de matériaux durables, recyclables, ne pas céder
aux phénomènes de mode… Construire des
immeubles peu coûteux énergétiquement doit être une de nos
préoccupations. L'architecture et l'urbanisme
sont donc pour nous une conception globa-le sur la manière de vivre
ensemble. Þefik Birkiye est un homme
intéressant. Peu importe qu'il soit Turc ou Belge, apparemment il est
les deux, lui aussi. Mais il est, surtout, l'architecte de bâtiments
bien connus. Son point de départ est la Belgique mais il a une
réputation universelle. Les bâtiments comme City 2, les sièges
centrales de KBC, Dexia, Fortis ou encore Radisson SAS Hôtel, Novotel à
Bruxelles portent sa signature ainsi que Eurodisney Parc Hôtel en
France, Hôtel de Paris, Hôtel Saint James, Riviera Hôtel au Monaco, Nil
City Hôtel en Egypte, une école d'hôtellerie aux Etats-Unis, Klassis
Hôtel en Turquie etc… Un homme et une équipe
qui valent d’être connus, écoutés et montrés en exemple. Voici ce qu'il
nous a dit sur lui-même et sur son travail : Þefik
Birkiye is een interessant man. Of hij nu Turk of Belg is, heeft geen
belang, blijkbaar is hij de twee. Maar hij is bovenal de architect van
erg bekende gebouwen. Zijn vertrekpunt is België maar hij heeft een
wereldwijde reputatie. De gebouwen in kwestie zijn de City 2, de
centrale zetel van de KBC, Dexia, Fortis.Ook het Radisson SAS Hotel en
Novotel te Brussel zijn van zijn hand alsook het Eurodisney Parc Hotel
in Frankrijk, het Hôtel de Paris, Hôtel Saint James, Riviera Hôtel in
Monacco, Nil City Hotel in Egypte, een hotelschool in de Verenigde
Staten, het Klassis Hotel in Turkije etc... Een
man en een team die de moeite waard zijn om te leren kennen, naar te
luisteren en als voorbeeld te tonen. Dit is was hij ons vertelde over
zichzelf en zijn werk :